Le 20 fÉvrier 2006

D’autres membres mis à pied à St. Catharines
Les employés de l’atelier de composition sont touchés

St. Catharines Typographical Union | Le Local 30416 de TNG Canada

Une nouvelle ronde de mises à pied s’est abattu sur les membres de la Guilde du St. Catharines Standard vendredi dernier, à peine deux jours après leur protestation du midi contre la pratique d’externalisation des emplois d’Osprey Media.

«Nous sommes bouleversés», explique Brenda Halden, présidente de la St. Catharines Typographical Union. «C’est de l’antisyndicalisme pur et simple!»

TNGCanada.org
Les patrons d’Osprey font face à une protestation
dans quatre villes


Communiqué
La Guilde entreprend une campagne pour contrer l’élimination d’emplois dans certains journaux d’Osprey


TNGCanada.org
Des locaux se mobilisent pour lutter contre la migration d’emplois à des centres d’appels


TNGCanada.org
Osprey éviscère le département d’annonces classées d’un de ses quotidiens


Quatre employés de longue date du service du tirage et 10 de la salle de composition et de montage des négatifs de ce quotidien appartenant à Osprey sont maintenant sans emploi. Osprey Media transfère le travail de la salle de composition à son établissement non syndiqué du Welland Tribune.

«Les gens étaient atterrés, vendredi, lorsqu’ils ont reçu les avis de renvoi», ajoute Mme Halden, furieuse. «Les années de service de ces employés du service de composition varient de quatre à 29 ans. Nos quatre membres du service du tirage étaient des employés temporaires qui ont travaillé pendant plusieurs années des horaires à temps plein sans recevoir le moindre bénéfice. Il nous reste encore des griefs et des demandes d’arbitrages non résolus à ce sujet.»

Le local présentera des griefs relativement à ces dernières mises à pied, explique Mme Halden, qui ajoute que 22 emplois ont été perdus au cours des trois derniers mois. Le local ne compte plus que 21 membres.

David Esposti, représentant de TNG Canada, dit que les audiences d’arbitrage relatives aux mises à pied de cet automne auront lieu le 7 mars. Une première ronde de renvois, survenue quelques jours avant Noël, avait alors décimé les services du tirage et des annonces classées, en contravention avec une clause de la convention qui interdit l’externalisation du travail.

Maintenant, ajoute M. Esposti, la Guilde songe à porter une accusation de pratique déloyale de travail contre l’entreprise relativement aux mises à pied dans la salle de composition et le transfert des emplois à un établissement non syndiqué.

Bien qu’Osprey Media affirme que les mises à pied, à la grandeur de la chaîne, sont le reflet de mesures de compressions budgétaires, aucun emploi non syndiqué n’a été touché à St. Catharines, souligne M. Halden.

Osprey a créé à Niagara Falls et à Sarnia des centres d’appels dotés d’employés à temps partiel peu payés, qui s’occupent des ventes et des services aux lecteurs (tirage) ainsi que des annonces classées. Ce sont ces centres qui font l’objet d’une campagne, lancée par TNG Canada le 13 février, en vue de conserver les quotidiens dans leurs localités.

Plus de 100 personnes ont participé mercredi dernier, à l’heure du lunch, à un piquetage d’information à St. Catharines, en bénéficiant de l’appui du conseil du travail du district. Des protestations semblables ont eu lieues au Sault Star, au Sudbury Star et au North Bay Nugget.

Des centaines de clients et d’employés de la chaîne Osprey ont maintenant donné leur appui à la campagne de la Guilde, et les cartes d’engagement continuent d’affluer. On trouvera sur le site Web de la campagne, à www.cwa-scacanada.ca/osprey, une version électronique de ces cartes d’appui.