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Le 27 octobre 2005
La direction de la SRC/CBC tombe en disgrâce
au comité du Patrimoine
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Aujourd’hui, la haute direction de
la SRC/CBC était en butte aux attaques de tous les
partis politiques pendant la séance du comité fédéral
du Patrimoine qui examinait le lock-out de huit semaines.
On a accusé les hauts dirigeants d’avoir:
- pris la décision de décréter
le lock-out sans informer la ministre de Patrimoine directement,
ni par écrit;
- semblé ne
pas négocier en bonne foi;
- décrété trop
vite le lock-out;
- acheté des
annonces publicitaires chères pendant le lock-out;
- interrompu la programmation et privé le
public du service;
- et de ne pas avoir commencé les
discussions avec le gouvernement en vue de l’allocation
parlementaire pour 2006. Soulignons que le fédéral
est «déjà en train de distribuer le
gâteau» budgétaire.
Charlie Angus, député du NPD, a caractérisé le
comportement de la haute direction d’une «approche
de cowboys.»
«On n’a aucune confiance en
vous autour de la table. Ces députés n’ont
pas de compliments pour vous,» Carole Lavallée,
députée du Bloc Québécois, a
dit à Robert Rabinovitch, président de la Société.
Plus tard, elle l’a accusé d’avoir «utilisé des
lock-outs afin de gagner le contrôle.»
Malgré plusieurs questions à savoir comment
ils allaient améliorer les relations avec les employés,
les hauts dirigeants n’ont jamais donné de réponse,
ni proposé de plan. «Les membres de la GCM sont-ils
vos partenaires ou vos adversaires?» a demandé la
députée libérale Sarmite «Sam» Bulte.
Rabinovitch, ainsi que les vice-présidents Richard
Stursberg et George Smith, ont parlé de façon
aggressive pendant la séance et ont dit que le syndicat
partage la responsabilité du cadenas.
«Nous refusons toute responsabilité du lock-out,» a
dit le président de la sous-section SRC de la Guilde,
Arnold Amber. «La position aggressive de la direction à la
table de négo et sa stratégie dès le
début de décréter le lock-out ont provoqué le
conflit.»
«La direction de la SRC/CBC a insisté qu’un
lock-out était nécessaire parce qu’il
y aurait eu une grève,» dit Lise Lareau, la
présidente nationale de la Guilde. «Elle n’a
jamais discuté de la troisième option, soit
de négocier une convention équitable sans arrêt
de travail. En fait, l’entente que nous avons conclue
aurait été possible sans grève ou lock-out.
La direction a refusé d’adopter des compromis
en ce qui concerne les enjeux les plus importants jusqu’à la
dernière fin de semaine du lock-out.»
Rabinovitch a aussi constaté qu’il tenait de
bonne source que le syndicat planifiait de déclencher
une grève qui aurait pu interrompre la programmation
jusqu’au mois de décembre et même jusqu’aux
Jeux olympiques de Turin au mois de février prochain.
En fait, le syndicat a voté sur un mandat de grève
en juillet et, selon la loi fédérale, ce mandat
prenait fin le 6 septembre. Un appel à la grève
après le début septembre n’était
pas dans les cartes.
Lors d’une entrevue avec les médias après
la séance, le président du conseil d’administration
de la Société, Guy Fournier, a contredit M.
Rabinovitch. «On n’a jamais voté sur le
lock-out au CA,» a-t-il dit. «On aurait dû tenir
un vote officiel.»
Le comité du Patrimoine n’avait pas le temps
aujourd’hui de traiter de motions au sujet du lock-out.
Le comité a demandé que la direction réponde
par écrit aux questions auxquelles les cadres n’ont
pas répondu au cours de la séance.
On a aussi demandé un bilan des dépenses et
des économies du lock-out après que Stursberg
a constaté que la Société n’a
rien économisé pendant les huit semaines. Il
a prétendu que la Société a utilisé l’argent
qu’elle aurait normalement dépensé sur
les salaires des employés et les coûts de production
pour payer plutôt les coûts reliés à des
mesures de sécurité accrues, la programmation
de remplacement, le déplacement des cadres vers Toronto,
et à une campagne de publicité coûteuse
afin de regagner la cote d’écoute après
le lock-out.
La Guilde demandera de comparaître elle aussi devant
le comité afin d’aider les membres et de corriger
les inexactitudes avant qu’ils discutent des motions.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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