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Le 03 octobre 2005
La GCM et RC signent une entente de principe
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Les négociateurs de la Guilde canadienne
des médias et la haute direction de Radio-Canada ont
célébré leur entente de principe, lundi
matin, au cours d'une cérémonie avec le ministre
du Travail, Joe Fontana. Cet événement marque
la fin du lock-out et le retour prochain des 5500 employés.
La signature officielle mettra en vigueur
une entente convenue, plus tôt, lundi, après
un marathon de sessions de négociations, dans les
bureaux du ministère du Travail, à Gatineau,
au Québec.
Les représentants de la Guilde estiment
que les pourparlers sur un protocole de retour au travail
permettront de déterminer des dates précises
sur la tenue d'un vote de ratification. Une fois l'entente
ratifiée par les membres, la date du retour au travail
pourrait être annoncée aussi tôt que la
semaine prochaine.
Mais les piquets restent en place jusqu'à un
avis contraire.
Lors d'une entrevue réalisée,
lundi matin, par Tod Maffin sur le site web cbcunplugged,
le négociateur de la Guilde, Arnold Amber, a qualifié l'entente
de victoire pour les employés. Il a expliqué que
le contrat de travail proposé confirme que la main
d'oeuvre permanente est le coeur de la Société.
«Nous avons maintenant un cap sur
le pourcentage d'employés contractuels. La Société pourra
embaucher 9,5 pour cent de la main d'oeuvre permanente.»
Lorsque la haute direction a verrouillé les
portes il y a sept semaines, elle précisait qu'en
date du mois de mars, 5 pour cent de son personnel, soit
289 personnes, étaient contractuelles. Un autre 28
pour cent des employés de RC avait le statut de temporaire
ou d'occasionnel. Mais, récemment, la direction a
indiqué que le nombre total de ses employés
contractuels était de 180.
Les autres points de l'entente de principe
sont:
- des droits améliorés pour
les employés à contrat et temporaires
- une augmentation de salaire de 12,6
pour cent pour la durée du contrat qui se terminera
en mars 2009
- une rétroactivité complète
pour tous les employés qui étaient sur la
liste de paie avant le lock-out, dont les employés à contrat
et temporaires
- un bonus de 1000$ à la ratification
- une nouvelle prime annuelle d'interprète
de 800 $ pour les employés du Nord qui doivent travailler
en plus d'une langue.
Lors de l'entrevue, Monsieur Amber a souligné que
deux événements cruciaux ont fait basculer
la balance et ont intensifié les négociations
après que le ministre du Travail, Joe Fontana eut
imposé un embargo sur les informations jeudi, qui
s'est prolongé toute la fin de semaine.
Selon lui, la première percée
est arrivée samedi matin lorsqu'un médiateur
a suggéré un moyen de régler deux ou
trois points sensibles, ce qui a finalement mené à un
effort soutenu de négociations.
Le deuxième s'est produit dimanche
soir lorsque l'échange de propositions écrites
sur les points litigieux a obtenu de bonnes réactions
de la direction, vers 23h00. Deux échanges plus tard,
et l'entente de principe était conclue.
Le président de la GCM pour Radio-Canada
a complimenté les membres du syndicat qui ont mené une
lutte moderne, style nouvel âge, durant le conflit
de travail. La plupart des observateurs des médias
ont déclaré que les syndiqués ont gagné la
guerre des relations publiques au dépend de la direction
en utilisant de manière ingénieuse les sites
webs officiels et non-officiels, les blogues, les diffusions
pod ainsi qu'une campagne efficace auprès des membres
du parlement.
«Plusieurs personnes se sont amusées
sur les piquets et ont utilisé des éléments
imaginatifs et bien pensés, ce conflit de travail
est devenu de l'Art», a déclaré M. Amber.
Dans un communiqué, la direction
de RC dit accueillir cette entente de principe et se dit «prête à surmonter
les défis identifiés pendant le conflit de
travail, l'avenir de la société en dépend».
«Nous lancerons une variété de
nouvelles émissions et de nouveaux contenus sur tous
nos services dans les jours et les semaines à venir.
Nos succès, passés et futurs, sont étroitement
liés à l'engagement, le talent et la créativité de
tous ceux et celles qui travaillent ici. Nous sommes ravis,
et un peu soulagés, de vous accueillir de nouveau.»
Dans une entrevue avec le Globe and
Mail, lundi, le porte-parole de RC, Jason MacDonald
a indiqué que «l'entente proposée nous
permettra de faire les choses que nous croyons devoir accomplir à titre
de diffuseur public.»
«Grâce à des compromis,
nous obtenons une entente qui reflète les inquiétudes
soulevées par le personnel et les représentants
de la Guilde.»
Lundi, il n'était pas clair si un
contrat intérimaire a été convenu pour
permettre le retour de la diffusion normale de Hockey
Night in Canada, samedi soir. La première diffusion
de cette émission, de la saison 2004-2005, avait été annulée
suite à la grève des joueurs.
Monsieur MacDonald a raconté au Globe: «Tous
veulent le retour de Hockey Night in Canada. Et
nous aurons une partie de hockey, samedi soir, d'une façon
ou d'une autre. Mais il faut voir si nous pouvons ramener
rapidement notre personnel.»
L'entente ouvre aussi la voie à une
comparution de la haute direction devant le comité parlementaire
de Patrimoine canadien. Accablés par les nombreuses
plaintes publiques au sujet de la perte de la programmation
normale à Radio-Canada, les membres du comité veulent
obtenir les explications des hauts dirigeants sur le lock-out
et sur les moyens que compte prendre la direction pour atténuer
les dégâts infligés à la Société.
Le Globe a rapporté lundi «qu'un
nombre d'observateurs politiques croient que les dirigeants,
dont le président Robert Rabinovitch, seront mis sur
la sellette par le comité qui veut savoir pourquoi
le lock-out a été imposé en premier
lieu.»
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web Radio-Canada lignedefront.ca.)
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