|
Le 27 septembre 2005
Des centaines de membres se cherchent un
emploi d’ici décembre
IUE-CWA | Le
Local 80400 de TNG Canada
Les membres de IUE-CWA 80400, un local
de TNG Canada/CWA, ont assisté lundi à des
sessions d’orientation professionnelle à la
suite de l’annonce, la semaine dernière, de
la fermeture de l’usine La-Z-Boy Inc. de Waterloo,
Ont., quelques jours avant Noël.
 |
| Chris Grogan |
Selon Chris Grogan, président du local qui représente
quelque 330 travailleurs de l’usine, plusieurs membres sont furieux de
la fermeture, tandis que d’autres y voient l’occasion de faire
progresser leur carrière.
Bien que l’entreprise, basée au Michigan, ait
annoncé la semaine dernière qu’elle fermerait
sa seule usine canadienne d’ameublement le 16 décembre
pour en transférer la production à ses établissements
du Tennessee et du Missouri, M. Grogan soutien qu’il
y a une petite possibilité pour que la production
se poursuive au-delà de cette date.
«Nous regrettons l’impact qu’aura cette
fermeture sur la vie des employés qui travaillent à l’usine
de Waterloo», a déclaré dans un communiqué de
presse Kurt Darrow, président-directeur général
de La-Z-Boy. «Nous fournirons à ces employés
une aide de transition et les avantages sociaux appropriés
au cours de cette période difficile.»
L’usine, qui emploie 413 personnes, produit cinq pour
cent de tous les fauteuils et sofas inclinables produits
par l’entreprise. La direction a expliqué que
l’usine fonctionne depuis quelques temps en deçà de
sa capacité optimale. Selon M. Darrow, cette fermeture «est
nécessaire pour que La-Z-Boy demeure concurrentiel
et puisse améliorer ses autres usines».
M. Grogan dit qu’il savait depuis longtemps qu’à cause
de sa petite taille, l’usine de Waterloo constituait
une cible facile. «Et la force relative du dollar canadien
n’a certes pas aidé.» Il fait remarquer
que plusieurs mises à pied ont eu lieu ces derniers
mois, réduisant le nombre des membres du local qui
en comprenait 385 l’an dernier. M. Grogan prévoir
rencontrer les responsables de l’entreprise la semaine
prochaine, au Michigan, afin d’explorer les options
et «de tenter de les faire changer d’avis».
D’ici là, il va s’efforcer de trouver
des emplois à tous les employés et de négocier
une indemnité de départ supérieure au
minimum prévu par la loi d’une semaine de salaire
par année travaillée.
Il croit bien que plusieurs de ces
employés expérimentés
vont se trouver un nouvel emploi, parce que la région
de Waterloo comprend un grand nombre d’usines. Une
demi-douzaine d’entreprises se sont déjà renseignées
sur la disponibilité des employés de La-Z-Boy,
et Toyota prévoit embaucher 1500 personnes pour travailler à sa
nouvelle usine qui va bientôt être construite
près de Woodstock.
Le local avait signé avec la compagnie,
en mai 2004, une entente
de trois ans prévoyant des
augmentations salariales de six pour cent ainsi qu’une
amélioration des avantages sociaux. À cette époque,
explique M. Grogan, s’il y avait eu une grève
ou un lock-out, l’entreprise n’aurait pas hésité à transférer
le travail à ses usines non syndiquées des États-Unis.
Néanmoins, le local va continuer d’exister,
fort de l’unité de négociations du Beacon
Herald de Stratford, dont les membres ont voté en
2003 la fusion avec le local IUE-CWA 80400.
Des réunions auront lieu au cours des prochaines
semaines pour déterminer l’avenir du local.
Les élections de l’exécutif local, qui
devaient avoir lieu en novembre, ont été reportées à janvier
ou février prochain, a précisé M. Grogan.
|