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Le 07 Septembre 2005
Un passager de la United Airlines doit
justifier son t-shirt syndical
Un délégué à une
convention de la CWA doit quitter son avion pour répondre à des
questions; son vol vers Vancouver est retardé
Un membre de TNG Canada/CWA qui retournait
chez lui, après avoir assisté à une
convention syndicale à Chicago, a été prié de
descendre de l’avion et questionné au sujet
de son t-shirt, qui appuyait les agents de bord du transporteur
aérien.
John Rufh ne s’attendait pas à avoir des problèmes à l’aéroport
lorsqu’il a acheté un t-shirt pour appuyer la lutte d’un
syndicat d’agents de bord contre la mauvaise gestion du fonds de
pension de la United Airlines. |
John Rufh, secrétaire-trésorier
du Local 30403 de TNG/CWA, en Colombie-Britannique, soutient
avoir été approché par une surveillante
peu de temps après avoir pris place à bord
de l’avion le 31 août dernier, à l’aéroport
international O’Hare. «Elle m’a demandé de
descendre parce qu’elle avait à me parler. J’ai été un
peu déconcerté; je me suis demandé si
quelque chose n’allait pas, si une de mes connaissances était
malade. Mon père était justement à la
maison, souffrant, et j’ai craint le pire.»
Une fois descendus de l’avion, la surveillante a questionné M.
Rufh au sujet de son t-shirt, qui affichait sur le devant
le sigle «C.H.A.O.S.», accompagné plus
bas de l’inscription «Association of Flight Attendants» (association
des agents de bord). La surveillante a demandé à M.
Rufh s’il connaissait la signification de cette inscription,
si lui-même ou un membre de sa famille travaillait
pour United, et la raison pour laquelle il portait ce t-shirt.
«Je lui ai simplement répondu
que je le portais pour appuyer la lutte de mes frères
et de mes sœurs
contre la mauvaise gestion de la pension de l’AFA par
United Airlines.» Le délégué avait
acheté ce t-shirt au cours de la 67 convention annuelle
des Travailleurs en Communications d’Amérique
du Nord, qui avait eu lieu à Chicago à la fin
d’août.
M. Rufh a alors été questionné, dans
la salle d’embarquement, par un autre surveillant. «Il était
fâché de voir que je portais ce t-shirt, et
voulait lui aussi savoir pourquoi.» On lui a permis
de regagner son avion après qu’un troisième
surveillant ait été appelé en consultation.
Dans une lettre adressée aux relations avec la clientèle
de United Airlines, M. Rufh soutien avoir regagné son
siège «très perturbé et en colère.»
«J’étais là», écrit
M. Rugh, «citoyen Canadien retournant chez lui après
avoir assisté à une convention tenue dans (…)
le plus grand et le plus fort pays du monde libre, et on
me posait des questions au sujet d’un t-shirt.
J’aurais compris si j’avais été à Cuba,
ou en Russie, ou dans un autre pays communiste du Tiers-monde.
Ou encore si j’avais causé un problème,
si j’avais crié ou incommodé d’autres
passagers.»
Mais non, je ne faisais que porter
un t-shirt, un t-shirt aux couleurs laides comportant cinq
lettre (C.H.A.O.S.) qui ont suffi pour retarder de 15 minutes
le départ de
l’avion. (Cet incident) a changé à jamais
mon opinion à l’égard d’un pays
qui semble remettre en question la liberté de parole
et son propre «First Amendment» (section de la
constitution américaine qui protège les droits
de religion et de liberté de parole des citoyens contre
toute ingérence gouvernementale.)
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