Le 22 Juillet 2005

Début d’une période de médiation
et de réflexion dans les négociations à la SRC

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de TNG Canada

À la Société Radio-Canada, les négociations contractuelles franchiront lundi une nouvelle étape, avec le début de la médiation et d’une période de réflexion de 21 jours.

Les négociateurs de la Guilde canadienne des médias signalent que, malgré le mandat de grève de 87,3 pour cent, les négociations portant sur la question sensible du statut professionnel n’ont absolument pas progressé cette semaine.

Le ministre du Travail a nommé un deuxième conciliateur, Monsieur Arnie Powers, qui aidera les deux parties à conclure une entente. Monsieur Powers a déjà agi à de nombreuses reprises à titre de conciliateur et de médiateur lors de rondes de négociations auprès de la Société. Il connaît bien les enjeux des pourparlers, ainsi que le travail accompli par les membres de la Guilde.

Madame Jennifer Webster, l’autre personne responsable de la conciliation, travaille depuis sept semaines auprès des deux camps pour qu’ils en arrivent à un accord. Son mandat prendra fin dimanche.

Pour la Guilde, le statut professionnel et l’évaluation des postes constituent deux des enjeux les pus épineux dans la négociation d’une convention collective unique qui touche 5 500 membres, lesquels faisaient précédemment partie de trois unités de négociation distinctes.

La SRC veut pouvoir embaucher, sans aucune restreinte, la plupart de ses nouveaux employés à titre occasionnel. La Guilde, qui rétorque que la Société dispose déjà d’une grande marge de manœuvre en ce qui a trait à l’embauche des employés, rejette toute proposition qui permettrait à la SRC de congédier plus facilement son personnel d’antenne ainsi que ses employés de la production, de la technique et des services administratifs.

Pour ce qui est de l’évaluation des postes, l’équipe de négociation de la GCM signale qu’un certain nombre de problèmes ont cette semaine été décelés et corrigés. Des propositions ont également été échangées au sujet de la semaine de travail, des journées de congé et des quarts de travail.

La période de réflexion prendra fin à minuit, le 14 août, moment à partir duquel les parties pourront, avec un préavis de 72 heures, appeler à la grève ou déclencher un lock-out.