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Le 21 juin 2005
Vote de grève prévu pour
la mi-juillet à la SRC/CBC
Des moyens de pression pourraient être
exercés en août
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
La Guilde canadienne des médias
exhorte ses membres qui travaillent à la SRC/CBC d’armer
leur équipe de négociation d’un mandat
de grève.
La Guilde a annoncé aujourd’hui la tenue d’un
vote de grève partout au Canada les 13 et 14 juillet;
les membres seront alors priés d’appuyer leur
comité qui négocie depuis maintenant plus d’un
an. Le vote de grève a été décidé après
la tenue de plusieurs rencontres avec les membres au peu
partout au pays.
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• Les membres de la GCM pourront
voter dans leur milieu de travail les 13 ou 14 juillet,
de 09h00 à 17h00 heure locale.
• Les membres incapables de voter en personne pourront le faire par procuration,
en autorisant un collègue à voter en leur nom.
• Un bureau de scrutin par anticipation sera disponible sur l’Internet
du 8 juillet à midi jusqu’au 11 juillet à 18h00 (heure avancée
de l’Est).
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Un conciliateur nommé par le gouvernement
fédéral a rencontré les deux parties à plusieurs
reprises depuis le début de juin, et continuera de
le faire jusqu’à la fin de juillet. Si aucune
entente ne survient d’ici là, il y aura une «période
de réflexion» de 21 jours, au cours de laquelle
les négociations pourront se poursuivre. En l’absence
d’un projet de règlement à la mi-août,
les deux parties devront donner un avis de 72 heures avant
de déclencher une grève ou un lock-out.
La GCM n’a pas réussi, le mois dernier, à faire
nommer un «commissaire» plutôt qu’un «agent» — comme
l’avait demandé la SRC/CBC – pour mener
les négociations, parce que le rapport d’un
commissaire peut être rendu public.
«Nous croyons que le rapport final du commissaire
devrait être rendu public. La SRC/CBC est une institution
publique. La possibilité d’une interruption
du travail est bien réelle, et nous sommes d’avis
qu’il serait utile que le public soit mis au courant
des enjeux en litige, afin d’encourager les deux parties à négocier
de façon responsable», a écrit la GCM
au ministre du Travail.
«Les parties négocient maintenant depuis plus
d’un an pour réaliser ce qu’il convient
d’appeler une première convention collective.
Une nouvelle unité unique de négociation a été créée
pour représenter quelque 5000 employés des
services anglais de la CBC. Les enjeux sont déjà complexes
au départ. La création proposée de nouvelles échelles
salariales et de nouvelles classifications, à la suite
d’une ‘‘étude des emplois’’ de
sept ans, ajoute à cette complexité.»
La GCM a fait savoir qu’au cours de rencontres avec
la médiatrice, Jennifer Webster, les deux parties
ont présenté leur avis sur les sujets en litige. «Bien
que les défis soient considérables, nous continuons
de croire qu’une entente est possible entre les parties
tant que les négociations se poursuivront de bonne
foi.»
Des ententes sont récemment intervenues au niveau
de plusieurs questions, notamment l’horaire des repas
et des pauses; l’indemnité de véhicules
du personnel des ventes; les primes de quart; les crédits
de temps d’antenne; les contributeurs occasionnels;
les congés spéciaux et les déplacements.
La Guilde affirme avoir pour objectif
d’assurer à ses
membres le droit de poursuivre une carrière en diffusion
publique, tandis que la CBC/SRC tente de «se garantir
le maximum de flexibilité pour embaucher et renvoyer
les employés à son gré».
La GCM s’efforce également d’obtenir «un équilibre
sain entre le travail et la vie personnelle, une plus grande
attention à la formation et au développement
des compétences, et une compensation juste pour le
travail que nous effectuons».
Dans un communiqué envoyé à ses membres
au sujet du vote de grève du mois prochain, la GCM
explique : «Nous devons faire clairement savoir
aux gestionnaires de la SRC/CBC que vous appuyez le comité de
négociations de votre Guilde à l’endroit
des positions régressives de la Société».
Elle offre d’ailleurs ces exemples:
Contrats temporaires: La SRC/CBC
désire pouvoir embaucher de futurs employés
en ayant recours à des contrats temporaires, et
ce à tous les niveaux de toutes les unités.
«Cette pratique mettrait éventuellement fin
aux emplois permanents à la SRC/CBC. Si vous êtes
présentement employé en vertu d’un
contrat, vous ne pourrez jamais espérer de sécurité d’emploi.
Si vous êtes présentement permanent, vous
risquez d’être l’objet d’une mise à pied.
La Guilde est d’avis qu’une main-d’œuvre
stable et engagée est nécessaire à une
diffusion publique de qualité.»
Sous-traitance: La Guilde cherche à s’assurer
que les décisions relatives à la sous-traitance
ne seront pas basées sur le principe que «si
quelqu’un peut le faire pour moins cher, c’est à vendre».
Mises à pied et rappels: La direction cherche à limiter sérieusement
le droit des employés à occuper des postes disponibles dans le
cas d’une réduction des effectifs.
Étalement du temps supplémentaire: La direction continue à insister
pour étaler le temps supplémentaire de certains employés
sur quatre semaines. L’étalement fait échec à l’objectif
fondamental du temps supplémentaire, qui est de décourager la direction
d’assigner régulièrement des heures supplémentaires
de travail.
Période de relâche: La SRC/CBC
continue d’insister pour que le temps écoulé entre
les quarts (la période de relâche) soit d’à peine
8 heures pour tout le monde.
«Nous croyons que c’est déraisonnable
et injuste. La plupart des employés disposent aujourd’hui
d’une période de relâche de 12 heures.
La Guilde est d’avis que les employés devraient
disposer de suffisamment de temps pour se retrouver en
famille et avoir une bonne nuit de sommeil entre les quarts.»
La GCM explique à ses membres qu’un
vote en faveur du mandat de grève, le mois prochain, «signifie
que vous autorisez la Guilde à déclencher des
moyens de pression, pouvant aller jusqu’à la
grève si les négociations échouent.
Cela signifiera à la Société que vous êtes
suffisamment sérieux au sujet de ces questions pour
entreprendre des moyens de pression au besoin. C’est
l’outil de négociation le plus puissant dont
nous disposons.»
Si le comité de négociation décide
qu’il est nécessaire d’entreprendre des
moyens de pression, il sollicitera l’approbation de
la tenue d’une grève auprès du Comité exécutif
national de la GCM.
Des réunions auront lieu un peu partout au Canada
d’ici le vote de juillet prochain, afin de discuter
des questions en litige et de répondre aux questions
des membres.
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