Murray Mosher photo
TNG Canada delegates
La délégation de TNG Canada à la convention du CTC comprenait, dans l’ordre habituel, le directeur Arnold Amber; la présidente de la Guilde canadienne des médias, Lise Lareau; le V-P de l’Ouest Scott Edmonds; Jan Ravensbergen,
président de la Montreal Newspaper Guild; ainsi que Lois Kirkup, présidente
de la Ottawa Newspaper Guild.

Le 20 Juin 2005

La convention appuie plusieurs positions
de la Guilde en matière médiatique

Une résolution demande plus de financement
pour la SRC/CBC, des audiences sur la concentration médiatique et sur la Presse canadienne

Bien que de taille modeste, la délégation de TNG Canada a fait sentir sa présence à la convention du Congrès du travail du Canada (CTC) tenue à Montréal la semaine dernière. Suite à ses interventions, les questions médiatiques se sont retrouvées à l’avant-scène, et la Guilde a reçu des appuis importants au niveau de ses positions sur plusieurs questions.

Communiqué
TNG Canada exhorte un comité du Sénat de protéger la Presse Canadienne, interdire les propriétés croisées et limiter la concentration de la presse


TNG Canada
Vote de grève prévu pour la mi-juillet à la SRC/CBC


De plus, Arnold Amber, directeur de TNG Canada/TCA, a été réélu vice-président en vue de représenter les plus petits syndicats au sein du comité exécutif du CTC.

La Guilde canadienne des médias (GCM) avait distribué 3000 circulaires pour sensibiliser les 2000 congressistes au conflit qui perdure à la SRC/CBC, où des négociations en vue d’obtenir une nouvelle convention se poursuivent depuis plus d’un an et où un vote de grève aura lieu les 13 et 14 juillet.

«Il était important de discuter de questions médiatiques alors que tout le monde se tournait vers des questions de soins de santé», a déclaré Lise Lareau, présidente de la GCM, le plus important syndicat à la SRC/CBC et le plus important local de TNG Canada. Il était également important, poursuit-elle, de pouvoir discuter de questions médiatiques avec d’autres délégués et d’attirer leur attention sur le fait que la convention recevait très peu d’attention de la part des médias de masse.

La GMC représente également la Presse canadienne / Broadcast News, le service national bilingue de nouvelles menacé par CanWest Global Corporation. TNG Canada, dans un mémoire important présenté le mois dernier au comité sénatorial qui étudie la concentration des médias, a enjoint les politiciens fédéraux de préserver et de protéger la coopérative indépendante des intérêts d’entreprises.

La Guilde a également communiqué ses recommandations au CTC, pour qu’elles soient étudiées au cours de la convention. M. Amber, journaliste et producteur à la CBC depuis plus de 25 ans, était accompagné de Scott Edmonds, vice-président de l’Ouest de TNG Canada/TCA et employé de la Presse canadienne. Les deux ont parlé aux délégués des questions relatives à la SRC/CBC, de la concentration des médias imprimés et électroniques, et de la menace qui plane sur la Presse canadienne.

Une résolution, adoptée à l’unanimité, engage le CTC à demander au gouvernement du Canada de tenir des audiences en vue d’étudier l’impact de la concentration des médias d’information au niveau de la Presse canadienne / Broadcast News,  de même que «d’interdire la propriété croisée de journaux et d’émetteurs de radiotélévision, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour forcer le dessaisissement de propriétés médiatiques afin d’éliminer les propriétés croisées». Le CTC va également exiger «que le gouvernement fédéral maintienne les restrictions existantes au niveau de la possession étrangère de nos entreprises de diffusion, de câblodistribution et de télécommunications».

Le CTC lutte également en faveur de la diffusion publique, et demande avec instance au gouvernement de fournir à la SRC/CBC le financement nécessaire pour développer la production de dramatiques télévisuelles canadiennes, de nouvelles locales et de stations de radio dans les communautés sous desservies, et «d’augmenter de façon permanente l’allocation budgétaire annuelle de la SRC/CBC de 60 millions de dollars, afin de financer la programmation canadienne qui, jusqu’à présent, n’est financée que sur une base annuelle».

Le Congrès a noté que «la SRC/CBC représente le seul espoir de fournir à tous les Canadiens une programmation d’actualités et culturelle équitable, exacte, et d’intérêt public». Il souligne également que «la diffusion publique s’avère cruciale pour promouvoir une culture de respect envers la diversité et la participation démocratique au Canada».

Dans son dépliant, la GCM a également informé les délégués à la convention du CTC que la SRC/CBC «exige le droit de faire graduellement disparaître sa main-d’œuvre permanente» en embauchant à l’avenir uniquement des employés contractuels. La Guilde soutient que cette mesure reviendrait à démanteler la source nationale publique d’informations indépendantes et d’émissions culturelles. Le dépliant incite tous les travailleurs syndiqués à exiger qu’Ottawa accorde plus d’argent à la SRC/CBC, pour que la Société soit mieux en mesure de servir les différentes communautés, et de demander au président Robert Rabinovitch de travailler avec les employés de la SRC/CBC afin de fortifier la diffusion publique et de négocier une entente équitable avec la GCM.