Le 10 juin 2005

Les employés d’un service de nouvelles ratifient une convention de 4 ans

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de TNG Canada

Les membres de la Guilde canadienne des médias qui travaillent pour Reuters Canada ont voté à 86 pour cent en faveur de la ratification d’une convention collective de quatre ans.

En recommandant l’acceptation de l’accord, les représentants du comité de négociations Rick Franolla, Victoria Hantziantoniou, Jeff Jones et la déléguée d’atelier Kathy Viner ont souligné que «c’est une bonne entente pour les membres de la Guilde qui travaillent pour Reuters Canada, spécialement dans le contexte des coupures budgétaires et de l’impartition qu’effectue la compagnie partout dans le monde.»

Le vote de ratification a eu lieu les 8 et 9 juin.

Les 80 membres, qui travaillent surtout à Toronto comme journalistes, éditeurs, employés techniques, réceptionnistes mais également dans les bureaux du service de nouvelles situés dans différentes régions canadiennes, bénéficieront des augmentations salariales suivantes: à partir du 1er janvier 2005: 0,5 pour cent; à partir du 1er avril 2005: 2,5 pour cent supplémentaires, pleinement rétroactifs. Une augmentation de 2,75 pour cent entrera en vigueur le 1er avril de chacune des trois années suivantes (2006-2008).

Depuis le lancement des opérations en ligne de Reuters, l’entreprise travaille 24 heures par jours, 7 jours par semaine. Les employés de la rédaction ont exprimé le désir d’être traité de façon équitable et saine au niveau de l’horaire des quarts de travail, spécialement la nuit. Le comité de négociations est convaincu d’être parvenu à ce résultat.

Les employés n’auront pas à travailler la nuit pour plus que trois semaines consécutives, et personne n’aura à travailler de nouveau la nuit pendant au moins neuf semaines. À la fin d’une rotation de nuit, les employés bénéficieront de trois journées consécutives de congé.

D’autres faits saillants:

  • Amélioration des conditions d’emploi des employés à temps partiel;

  • Congés pour des urgences personnelles ou familiales;

  • Les dispositions relatives aux journées de maladie sont maintenant clairement énoncées dans la convention collective.

La direction de Reuters a abordé les négociations en cherchant à obtenir le partage des coûts de certaines prestations de maladie. Le comité de négociations a accepté de faire deux concessions, dans des domaines qui exerceront le moins d’impact en général:

  • Les frais applicables aux prestations pharmaceutiques payées directement passeront de 2$ à 5$ par ordonnance après le 1er janvier 2006.

  • À partir du 1er janvier 2006, les employés paieront les primes d’assurance invalidité de longue durée, ce qui revient à moins d’un pour cent de leur salaire.

Les changements apportés à l’assurance invalidité profiteront aux employés. L’employeur paie en ce moment les primes. Un travailleur devenant invalide et se qualifiant pour recevoir des prestations reçoit 60 pour cent de son salaire. Cependant, comme ce revenu est imposable, son revenu net est diminué considérablement. Lorsque l’employé paiera lui-même les primes, son revenu ne sera pas imposable et lui permettra de retirer un salaire mensuel net presque égale à son salaire régulier après impôt.

Ces changements aux régimes de prestations s’appliqueront à tous les employés de Reuters Canada, et non seulement aux employés de la Guilde.