CWA-SCA Canada logo banner

Le 25 MaI 2005

Le nouveau VP de l’Est
est un activiste syndicaliste chevronné

Jan Ravensbergen, élu par acclamation plus tôt ce mois-ci pour succéder à Percy Hatfield au poste de vice-président de l’Est de TNG Canada, est depuis longtemps familier avec les réunions de la Guilde, au pays comme sur la scène internationale.

Charles Shannon photos
Charles Shannon photo: Jan Ravensbergen
Jan Ravensbergen est un visage bien connu aux réunions de la Guilde, à la fois sur la scène nationale et internationale.

Bien que son nom soit hollandais, Jan (prononcez «yahn») est en fait né dans un des avant-postes éloignés des Pays-Bas. Cela étant dit, Jan a passé sa jeunesse à Pointe Claire, ce qui fait de lui un Montréalais pure laine.

Il a pendant des années acheté un abonnement de saison des Alouettes. Les seules parties qu’il a ratées sont celles qui se déroulaient en même temps que les parties disputées par son fils Robbie ou, plus rarement, à l’occasion des représentations de «baladi» données par sa femme Claire.

Comme tous les sportifs montréalais, Jan déteste perdre presque autant qu’il adore gagner – une qualité hautement désirable chez un dirigeant syndical.

En dépit de sa prestance juvénile – il n’a que 50 ans – Jan travaille au quotidien The Gazette depuis un quart de siècle, pour la plus grande partie à titre de premier journaliste d’affaires.

Il est actif, au sein de la Guilde, depuis presque aussi longtemps; il a pendant plusieurs années été président de l’unité de négociation de la rédaction de la Montreal Newspaper Guild (Local 30111 de TNG Canada).

Jan a fait ses preuves; en décembre 2001, alors qu’il était vice-président du local, il a été propulsé à l’avant-scène nationale lorsque CanWest Global Communications, alors nouveau propriétaire de la chaîne Southam Newspapers, a tenté d’imposer des éditoriaux nationaux aux plus grands quotidiens de la chaîne. Cette décision a suscité une rébellion spontanée parmi les journalistes de The Gazette: retenue de signatures, publication d’un manifeste public, échanges acerbes avec la direction du journal et le bureau chef de Southam.

D’autres locaux se sont également joints à la lutte, mais Montréal a continué de mener la résistance. Le défi consistait à canaliser toute cette nouvelle énergie de façon productive (tout en évitant des sanctions à l’endroit des membres de la Guilde qui prenaient part de façon active à la rébellion).

Jan a accepté de relever le défi, et a en ce faisant donné forme à la réaction de TNG Canada envers la menace grandissante de la concentration des médias. C’est en grande partie grâce à son travail qu’un comité sénatorial étudie en ce moment la question.

Aussi difficile fut-il, ce défi ne fut pour Jan qu’un exercice de réchauffement. En 2003, il se trouvait propulsé dans un nouveau rôle lorsque le président du local, John Belcarz, succomba au cancer.

En dépit de la longue bataille de John contre la maladie, les travaux du local n’ont jamais souffert de retards. En fait, à la fin de son dernier séjour à l’hôpital, John a appris que la Montreal Guild venait de remporter un défi historique envers les restrictions imposées par l’employeur sur la publication ou la non publication des signatures.

Sous la présidence de Jan, l’exécutif du local a été reconstitué; de nouveaux visages y sont apparus et une importance spéciale a été attachée à la communication avec les membres.

C’est sans doute la reconnaissance de cette transition, réussie mais difficile, qui a poussé TNG Canada à élire Jan à son exécutif, tout d’abord à titre personnel puis comme vice-président de l’Est.

ACCUEIL