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Le 03 mai 2005
Un artisan de l’évolution
de la Guilde
quitte son poste en préconisant la croissance
et la participation
Percy Hatfield quitte son poste de vice-président
de l’Est du Canada de TNG-TCA. Voici son rapport
final, qui sera déposé au cours de la Conférence
sectorielle de TNG-TCA à Victoria, Colombie-Britannique,
du 5 au 8 mai prochains.
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Rapport du
vice-président pour
l'Est du Canada |
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J’aimerais vous remercier tous et
toutes de l’amitié et de l’appui dont
vous avez fait preuve à mon endroit au cours des années
passées ensemble. Ce fut pour moi à la fois
un privilège et un honneur d’avoir été un
de vos représentants politiques. J’ai énormément
apprécié cette expérience, tout spécialement
les nombreux succès que nous avons partagé avec
TNG Canada.
Certains d’entre vous se souviendront
du «bon
vieux temps», lorsque nous faisions partie de
ce qui s’appelait alors le Conseil canadien de district
de la Newspaper Guild. Ces réunions du Conseil de
district étaient souvent houleuses, et en dépit
de quelques réussites modestes, nous avons également
connu des reculs, comme le départ de la Southern Ontario
Newspaper Guild, qui a quitté la famille de TNG malgré nos
efforts pour les persuader de rester et de grandir avec nous
au Canada.
J’étais un des représentants de ce qui
s’appelait alors la Guilde des services de presse du
Canada – précurseur de la Guilde canadienne
des médias. J’ai également servi à l’exécutif
de la GSPC, tout d’abord comme secrétaire national;
par la suite, on m’a donné le titre ronflant
de président de la Subdivision de la SRC, avant que
nous entreprenions le premier processus de fusion des nombreux
syndicats à la SRC.
J’ai été président du Conseil
du district canadien pendant les deux derniers mandats de
cette organisation, et j’ai contribué à recruter
Arnold Amber pour qu’il se porte candidat à la
direction de ce qui est maintenant TNG Canada. Je pense que
vous conviendrez tous et toutes que c’est une des meilleures
décisions de toute ma carrière, car nous ne
serions pas aujourd’hui l’organisation fière
que nous sommes si ce n’était de la grande compétence
d’Arnold Amber, et de ses efforts acharnés pour
développer notre syndicat dans toutes les directions.
J’admire depuis longtemps les capacités
d’Arnold. Nous avons travaillé ensemble à la
fusion initiale des syndicats de la SRC, et j’ai réalisé en
sa compagnie plusieurs mandats à tire de vice-président à l’exécutif
national de CWSG/CMG.
J’ai également siégé pendant
dix ans, en compagnie d’Arnold, à l’ancien
Conseil exécutif international de TNG, aujourd’hui
le Conseil exécutif sectoriel de la Guilde des médias/TCA,
et je pense que le temps est venu de quitter ma place.
Je n’ai pas à me plaindre.
J’ai été le
premier Canadien élu vice-président à titre
personnel, et j’ai été un des leaders
de la lutte en vue de réduire l’exécutif
national en éliminant graduellement les postes «à titre
personnel». Heureusement pour moi, le poste de
vice-président de la division de l’Est canadien
est devenu disponible au moment où prenait fin mon
mandat de V.-P. à titre personnel.
Dans une modeste mesure, j’ai participé de
façon active à l’évolution de
notre syndicat. J’ai également joué un
certain rôle lorsque nous avons fusionné la
Newspaper Guild et les Travailleurs en Communication d’Amérique
du Nord. J’ai aidé à faire élire
Linda Foley, Bernie Lunzer et Larry Cohen.
J’ai siégé en compagnie
de plusieurs autres Canadiens au Conseil international: Ray
Aboud, de la Guilde canadienne des médias; Kathy Small,
de Victoria; Larry McInnis, de Montréal; John Barker,
de Peterborough/Halifax et, bien sûr, Scott Edmonds
de Winnipeg, qui est à mon humble avis le meilleur
vice-président de tous les temps au Conseil exécutif
supérieur.
Le sacrifice des volontaires rend le syndicat
plus fort
Comme vous le savez tous, le travail d’un
syndicaliste est souvent très exigeant. Comme volontaires,
nous devons souvent être sur la route ou au téléphone.
Nous ratons d’importants anniversaires de famille,
des premières journées d’écoles,
des remises de diplômes, des fêtes des mères,
des fêtes des pères… et trop souvent,
nos fins de semaines se déroulent dans des salles
de réunion mal aérées, à partager
des sandwiches rassis et du mauvais café.
Quand j’ai commencé à participer au
mouvement syndical, notre local exigeait de ceux d’entre
nous qui désirions assister à des réunions
du Conseil de district ou à des conventions de TNG
de le faire sur notre propre temps. On utilisait alors nos
crédits de congés annuels pour y aller. Dans
la plupart des cas, c’était du temps qu’on
volait à ce qui aurait pu être des moments de
qualité passés en famille. On le faisait parce
qu’on croyait fermement que faire du volontariat, pour
le syndicat, était une nécessité; que
quelqu’un devait le faire pour que le syndicat demeure
fort et puisse s’épanouir.
Un de mes chefs de bureau m’a un
jour remercié de
consacrer autant de mon propre temps au syndicat en me disant «Tu
fais le travail de Dieu». Je ne sais pas si c’est
vrai, mais j’ai toujours su que d’être
volontaire pour un syndicat n’est pas la bonne façon
de faire progresser sa carrière personnelle. Toutefois,
si nous faisons le travail des anges, alors remercions Dieu
d’être du côté des bons anges; de
nous tenir debout pour nos collègues, de nous battre
pour le bon droit, la justice, et tout ce qui est dans le
meilleur intérêt des gens aussi bien que du
syndicat.
Je me suis fait beaucoup d’amis, et j’en ai
perdu quelques-uns, comme Ron Udeschini de Sudbury, et le
formidable John Belcarz de Montréal.
Les souvenirs demeurent, tout comme la douleur de leur disparition.
De tous les membres de la Guilde
rencontrés au fil
des années, je puis honnêtement vous dire qu’il
n’y en a pas un seul que j’hésiterais à inviter
chez moi. Les gens de la Guilde sont le sel de la terre,
unis vers un seul but: obtenir de meilleures conventions
pratiques.
Évidemment, nous ne devons pas oublier
de nous payer un peu de bon temps tout au long du chemin.
Trop souvent, notre vie professionnelle prend la précédence
sur nos relations familiales, et nous perdons de vue la nécessité de
prendre le temps d’admirer le lever et le coucher du
soleil, et de nous réserver du temps de qualité.
Parfois, dans le feu du débat, la passion prend le
dessus, les positions se durcissent et des sentiments sont
froissés. Il est important d’encourager un processus
de rétablissement, de chercher à obtenir un
consensus et de mettre de côté nos ambitions
personnelles, afin de servir les buts et les objectifs du
syndicat tout entier. Il est préférable de
posséder un bon sens de l’humour, et de nous
tourner vers ceux qui se sont sentis blessés afin
de les ramener parmi nous.
Bien que je ne serai plus un de vos
vice-présidents,
je continuerai de travailler avec le syndicat. J’ai été délégué syndical
pendant près de 30 ans, et je vais continuer à jouer
ce rôle au sein de mon local chez moi. Je continuerai également
de faire partie de l’équipe de négociation
de la Guilde, alors que nous tentons d’obtenir une
nouvelle convention avec la SRC/CBC.
Je m’attends à pouvoir travailler encore quelques
années, tant que ma santé me le permettra,
et je suivrai avec intérêt l’évolution
de mes collègues activistes de la Guilde, qui continueront
de lutter pour obtenir de meilleures conventions en notre
nom à tous et à toutes.
J’aimerais une fois de plus vous remercier tous — et
tout spécialement Arnold Amber, Scott Edmonds et (la
présidente de la GCM) Lise Lareau. Nous avons pris
part côte à côte à un grand nombre
de campagnes, et la lutte se poursuit. Nous devons inciter
nos plus jeunes membres à s’impliquer de plus
en plus, et encourager plus activement la participation des
femmes qui font partie de nos rangs. De même, il est
important de poursuivre le processus de préparation,
et de continuer à former ceux et celles qui vont probablement
continuer de travailler au sein du syndicat, et ce dans tous
nos locaux, grands et petits.
Bien que la GCM constitue le plus
important local de TNG/TCA, grâce à notre structure unique qui s’étend
partout au Canada, nous sommes formés de plusieurs
unités locales, comme mon propre local à Windsor.
Venant moi-même d’un petit local, j’ai
toujours tenté de m’identifier aux gens qui
font partie des plus petits locaux de TNG/TCA. Je me suis
fait le champion de leurs causes, et j’ai appuyé leurs
leaders, même lorsque cette position divergeait de
celle des autres membres de la Guilde canadienne des médias.
Ne perdons jamais de vue l’importance des petits locaux
et leurs besoins.
Poursuivez la lutte avec ferveur;
développez vos
locaux individuels, mobilisez vos membres, recrutez-en de
nouveaux. Continuez de développer le syndicat et n’abandonnez
jamais, au grand jamais, notre rêve d’avoir un
jour un directeur canadien à plein temps.
En terminant, permettez-moi de vous
offrir quelques citations. La première est de Katharine Graham: «Aimer
ce que vous faites et sentir que c’est important – qu’est-ce
qui pourrait bien être plus amusant?» Et
en voici une de Goethe: «Nous devons toujours
changer, nous renouveler, nous rajeunir, sous peine de nous
durcir.»
Merci, au revoir et, oh! j’allais presque oublier:
de Providence à Peoria, «Merci. Merci.
Merci – Victoria».
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