|
Le 29 Avril 2005
Les employés de la rédaction
d’un quotidien Irving de Fredericton s’opposent
aux reprises
Fredericton
Typographical Union | Le
Local 30664 de TNG Canada
Les employés de la rédaction
du Daily Gleaner ont ratifié à l’unanimité une
nouvelle convention qui, tout en leur accordant de modestes
augmentations salariales, va leur procurer un sentiment de
sécurité pour les cinq prochaines années.
En plus d’une prime à la signature
de 300$, la nouvelle convention de cinq ans prévoit
des augmentations salariales de deux pour cent pour chacune
des quatre premières années, et de 2,5 pour
la cinquième et dernière année de l’entente,
qui prendra fin le 31 octobre 2009. L’augmentation
de la première année est rétroactive
au 1er novembre 2004.
«En général, j’ai été satisfait
des négociations. J’ai cependant été désappointé qu’on
n’ait toujours pas de congé de maladie. Si nos
membres tombent malades, ils doivent utiliser des journées
de congé jusqu’au début de l’invalidité de
courte durée, après trois jours», explique
Steve Llewellyn, président du local depuis 1997.
David Esposti, le délégué du personnel
de TNG Canada qui a aidé le local à négocier
la nouvelle entente, ratifiée le 16 avril, soutien
que «négocier avec les Irving n’a jamais été chose
facile». Le quotidien appartient à la puissante
famille Irving, qui exerce un monopole quasi total sur les
médias et les autres industries du Nouveau-Brunswick.
«Une entente de cinq ans nous donne une certaine sécurité contre
les reprises des Irving, pour lesquels ils sont bien connus»,
ajoute M. Esposti.
Cette fois-ci, dit-il, l’employeur avait déposé deux
projets de reprises, qui ont tous deux été éventuellement
retirés.
La direction du Gleaner voulait éliminer
la prime de travail de nuit, qui est présentement
de 6$ par quart. Cette disposition aurait touché la
majorité des
19 membres de la Guilde qui travaillent dans la salle des
nouvelles (le seul département syndiqué du
journal). Pour certains membres de la Guilde, l’élimination
de la prime aurait entraîné une perte de 1500$
par année. En guise de comparaison, la prime de nuit
au Windsor Star est de 14,50$ par quart.
M. Esposti ajoute que l’entreprise a également
tenté de diminuer ses dépenses de temps supplémentaire
en éliminant de la convention la définition
d’une journée de travail de 7,5 heures. Selon
lui, l’entreprise désirait établir des
quarts de travail pouvant atteindre 12 heures sans devoir
payer de temps supplémentaire.
Les modifications de textes convenues, dans la nouvelle
convention, stipulent entre autre que les journalistes du
Gleaner ont le droit unilatéral, à leur entière
discrétion, d’interdire la publication de leur
nom ou de leur signature. Cette question s’est avérée
fort litigieuse au sein des quotidiens canadiens appartenant à la
CanWest Global Corporation, dont les journalistes ont retenu
leurs noms afin de protester
publiquement contre les politiques éditoriales
discutables du conglomérat.
La convention de Fredericton spécifie également
que si des modifications substantielles sont apportées
au texte d’un journaliste, le directeur de rédaction
doit déployer des efforts raisonnables pour en avertir
le journaliste.
L’entente comprend quelques autres améliorations
mineures, notamment:
- Congé pour
décès: Le congé autorisé passe
de trois à cinq jours, pour le décès
d’un membre de la famille immédiate, et d’un à trois
jours pour celui d’un membre de la famille élargie.
- Kilométrage:
Les employés syndiqués recevront maintenant
le même montant que les cadres et les employés
non syndiqués (présentement 32 cents par
kilomètre).
- Avantages
sociaux: De 2006 à 2009, l’employeur
paiera la moitié de toute augmentation des primes
de soins dentaires et médicaux de base.
|