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Le 28 Avril 2005
La Guilde demande que vice président
réexamine l’impartition
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Lors d’une assemblée avec
les employés de la CBC mercredi dernier, on a posé plusieurs
questions au vice président Richard Stursberg au sujet
de l’impartition. Celui-ci n’a amené aucune
garantie que la CBC ne procédera pas à d’autres
projets d’impartition. Cependant, Stursberg a laissé la
porte ouverte à un nouvel examen du projet actuel
de mise en impartition des fonctions de promotion des émissions
de langue anglaise.
«Si le dossier commercial (sur l’impartition)
avait des défauts, il faudrait le réexaminer.
Nous serions idiots de ne pas le réexaminer,» a-t-il
dit à son auditoire composé de quelques centaines
d’employés en provenance de partout au pays.
La Guilde canadienne des médias demande que Stursberg
réexamine le projet. Et il faut le faire dès
maintenant. Aujourd’hui et demain, le service des communications
de la CBC prendra rendez-vous avec des soumissionnaires du
secteur privé afin de conclure une entente.
Voici les quatre défauts les
plus importants du dossier commercial:
- On n’a pas comparé les coûts
directs de garder la promotion des émissions au sein
de la Société avec la mise en impartition de
ces mêmes fonctions. La CBC veut dorénavant
moins de promotion. D’accord. Mais les dirigeants de
la CBC ont avoué qu’ils n’ont pas évalué les
coûts de faire ce travail réduit au sein de
la CBC. La Guilde aimerait avoir l’occasion de soumettre
un plan qui permettrait de faire ce travail de façon
rentable à l’interne.
- On n’a pas évalué la
perte de flexibilité,
de connaissances et de bonnes relations avec les journalistes
qui résulterait du licenciement des 34 employés
affectés.
- La prévision des 864 000$ économisés
par année n’inclut pas l’augmentation
des coûts d’impartition dans les années à venir,
une fois que les habiletés internes soient disparues.
Une étude récente de Deloitte Consulting
indique que le plus grand risque d’un politique l’impartition
est la sous-estimation des coûts.
- Avec tout le respect que l’on doit à Stursberg,
il n’avait pas raison lors de l’assemblée
lorsqu’il a suggéré que l’impartition
des fonctions de promotion n’était pas plus
compliquée que de commander des sandwichs! Il
s’agit
d’un service et non d’un produit. Deloitte
Consulting a fait remarquer que l’impartition des
services est plus compliquée que l’achat
de marchandises de fournisseurs externes. Les entreprises à l’échelle
internationale signalent plus de problèmes avec
l’impartition lorsqu’un service entre en
jeu.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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