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Le 21 Avril 2005
Le projet de CBC/SRC de donner la publicité en
sous-traitance présente de nombreuses lacunes
Le diffuseur public paierait plus
cher pour obtenir moins;
La télé, la radio et l'Internet de langue anglaise
en souffriraient
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Le projet de la CBC/SRC visant à mettre
la fonction de publicité en impartition pour la télévision,
la radio et les services d’Internet de langue anglaise
comporte des failles importantes, et sa mise en œuvre
se traduirait par des coûts plus élevés
et des résultats moindres. C’est le message
que le Guilde a envoyé au conseil d’administration
de la CBC, aux cadres supérieurs et aux journalistes,
ainsi qu’aux politiciens dans une tentative pour obliger
la Société à revoir sa proposition.
Le projet de la CBC/SRC signifie l’élimination à l’étendue
du pays de 34 postes (occupés par des membres de la Guilde canadienne
des médias) au sein du département de communications, l’embauche
d’au moins cinq nouveaux dirigeants, et le paiement d’une
somme d’un million de dollars à une agence externe pour
effectuer du travail de publicité réduit à son minimum.
Ces changements doivent intervenir d’ici la fin juin. Le département
de communications croit que cette décision lui permettra d’économiser
864 000 $ par année. La Guilde estime à 90 pour cent la
réduction du nombre d’heures personnes disponibles pour
faire ce travail.
Cette mesure aura les conséquences suivantes:
- Quelques émissions seulement,
triées
sur le volet, vont profiter des revenus publicitaires. Les
autres émissions ne pourront plus désormais
bénéficier des services offerts de manière
plus informelle par le personnel de publicité de la
CBC/SRC. Les responsables de la programmation – ce
qui comprend la plupart des émissions à la
radio- que la gestion n’a pas ciblée pour des
fins publicitaires et promotionnelles, devront soit se débrouiller,
ou piger à même leurs propres budgets pour faire
connaître leurs émissions. De toute évidence,
la programmation devrait souffrir de la situation.
- Ces licenciements auront un effet
dévastateur
au plan régional sur la publicité et le rayonnement
dans des villes comme Ottawa, Calgary et Winnipeg, où une
personne seulement devra désormais organiser des événements
communautaires et apporter son concours à des émissions
régionales, tant à la télé qu’à la
radio. Les réalisateurs craignent que leur propre
charge de travail augmente subitement de façon considérable,
ou que le profil de leurs émissions en souffre.
- Les journalistes réduiront
leur couverture de la CBC/SRC. La raison à cela, c’est
que non seulement il y aura moins de travail impliquant des
relations avec les médias, mais aussi parce que plusieurs
journalistes ont indiqué clairement leur préférence à traiter
avec des publicitaires de la CBC/SRC, qui connaissent l’histoire
et possèdent d’excellents contacts à l’interne,
plutôt qu’avec des publicitaires externes.
- Le public sera moins au fait des
programmes offerts par la CBC/SRC. Il sera plus difficile
au radiodiffuseur public de rivaliser avec la programmation
de ses concurrents du secteur privé, notamment aux
Etats-Unis. Résultat
la CBC/SRC, qui devra compter sur le soutien public et le
financement gouvernemental, sera encore plus vulnérable
qu’elle ne l’est déjà.
La CBC/SRC n’a prévenu la Guilde de ses intentions
qu’il y a deux semaines, donc bien après que
la direction eut commencé à concocter son plan
douteux dans le but d’économiser de l’argent
en recourant aux services d’un cabinet national de
relations publiques pour faire la promotion des émissions
de la Société. Les dirigeants n’avaient
aucune analyse comparant les coûts de continuer la
fonction à la CBC/SRC et de la mettre en impartition.
Le syndicat a demandé à la CBC/SRC de retarder
la signature d’une entente avec un organisme externe
jusqu’à la fin mai, afin que nous puissions
travailler avec les employés actuels en vue de trouver
une solution de rechange et un plan qui permette une économie
de coûts réelle. La direction a refusé notre
demande au motif, selon elle, qu’elle devait choisir
une telle firme d’ici la première semaine de
mai.
La Guilde exhorte la CBC/SRC à mettre fin à son
projet de mettre la fonction de publicité en impartition,
et de traiter des employés avec respect. Il existe
des moyens plus efficaces pour économiser de l’argent,
recentrer le travail de publicité, et «attirer
de plus vastes auditoires». On pourrait ainsi commencer
par examiner la structure de gestion du département
de communications, qui ne cesse de s’alourdir. En vertu
du modèle proposé, on compterait un directeur
pour deux employés!
La Guilde a déposé à la table de négociation,
il y a quelques mois, une proposition visant à interdire
l’impartition de notre travail à des entreprises
externes. Manifestement, aucune entente n’a été conclue
sur cette question.
Des indices laissent croire que la direction de la CBC/SRC
est sur la défensive en ce qui a trait à son
plan actuel. Plusieurs membres de la Guilde dont les emplois
sont menacés ont fait l’objet de réprimandes
pour avoir communiqué à leurs collègues
ce plan d’impartition. Le comportement que la direction
a manifesté envers ces employés est injustifiable,
et elle a eu tort d’ajouter au stress vécu
par ceux-ci face à la perspective de perdre leur
emploi.
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