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Le 05 avril 2005
L’entreprise obstinée accepte
finalement la médiation
Schneider rejette l’offre syndicale
de prolonger la convention
l’Association des employés de bureau de
Schneider | Le
Local 30009 de TNG Canada
Aliments Schneider a accepté la
médiation, dans le but de ratifier une nouvelle convention
collective avec ses employés de bureau à Kitchener,
Ontario.
Art Lacroix, président de l’Association des employés de bureau de
Schneider (SOEA), qui comprend 170 membres,
dit que ce petit mouvement de la part de l’entreprise
est survenu lundi, au cours d’une rencontre à la
Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO).
En retour, le Local a convenu d’ajourner les accusations
de négociations de mauvaise foi déposées
au début de mars par TNG Canada/CWA. «Si l’un
ou l’autre des intervenants est d’avis que la
médiation de fonctionne pas, il sera toujours possible
de réactiver la plainte», a expliqué M.
Lacroix.
Le syndicat fera bientôt une
demande formelle de médiation,
après avoir été assuré lundi
que la CRTO nommera un médiateur senior qui supervisera
les négociations et «tentera de garder les deux
parties en piste», a ajouté le président
de la SOEA.
L’entreprise, dit M. Lacroix,
refuse de laisser la dispute aller en arbitrage.
M. Lacroix se dit désappointé que l’entreprise
ne soit pas disposée à accepter la proposition
du syndicat de prolonger jusqu’au 31 octobre 2005 la
durée de la convention.
Néanmoins, ajoute-t-il, la direction de Schneider
a apporté une légère modification à sa
proposition, et a fourni certains renseignements que la SOEA
cherchait à obtenir depuis maintenant six mois. «Ils
ont été priés (par l’agent de
la CRTO) d’en fournir plus», dit M. Lacroix.
L’absence de renseignements pour appuyer les négociations
constitue l’un des quatre principaux domaines de préoccupations
mentionnés dans la plainte officielle de TNG Canada.
Les autres sont:
- interférence, y compris des rencontres
individuelles avec des membres afin de briser la solidarité syndicale;
- infraction au gel du plan d’avantages
sociaux; et
- refus de négocier les salaires,
les pensions et les avantages sociaux.
Selon M. Lacroix, plusieurs des membres
du local, qui travaillent au niveau des systèmes d’informatique, des technologies
de l’information, de l’administration, des finances
et à des postes de commis, demeurent optimistes à l’effet
qu’une entente pourra survenir.
Certain des membres les plus rebelles
ont porté au
travail un T-shirt arborant l’inscription «Fair
Deal» (une entente juste) vendredi dernier – journée
de détente vestimentaire approuvée par l’entreprise.
Au moins trois d’entre eux, y compris M. Lacroix, ont été renvoyés à la
maison et «plusieurs ont reçu (de la compagnie)
des chemises, tandis que certains ont été priés
de couvrir le T-shirt offensant avec un chandail ou un veston».
Les mesures disciplinaires prises à l’endroit
des trois membres seront ajoutées à la plainte
déposée par la SOEA après que l’entreprise
ait renvoyé chez eux 22 membres, le 9 mars dernier,
pour avoir porté des T-shirt «Cobra» frappés
du message «If Provoked, We Will Strike» (Si
on nous provoque, nous ferons la grève).
M. Lacroix déclare que la SOEA réévalue
en ce moment ses plans d’interventions au travail,
après que l’agent de la CRTO ait demandé aux
deux parties de «consacrer leurs efforts à la
négociation plutôt qu’aux distractions».
Pendant ce temps, TNG Canada poursuit
une campagne d’activités
partisanes afin de pousser Les Aliments Schneider et son
entreprise parente, Maple Leaf, de reprendre les négociations.
On encourage les membres de la Guilde et les autres Canadiens
de s’inscrire au Centre
d’action
enM@SSE, afin d’envoyer des lettres au DG des deux
entreprises pour les enjoindre d’être justes à l’endroit
de leurs travailleurs de Kitchener.
La direction de Schneider a déposé très
peu de propositions concrètes à la table de
négociation depuis l’échéance
de la convention des employés de bureau, le 31 octobre
2004. Quatre sessions de négociation et deux rencontres
avec un conciliateur ont donné très peu de
résultats, si ce n’est plusieurs demandes de
l’entreprise en vue de ne pas instituer de commission
de conciliation, demandes qui ont finalement été acceptées.
Comme résultat, les deux parties se sont retrouvées
en position «libre» le 7 mars. Bien que l’équipe
de négociation de la SOEA ait reçu plus tôt
un mandat de grève de la part de ses membres, le syndicat
a décidé d’effectuer du piquetage et
de faire la grève du zèle.
Un sondage, mené auprès des membres de la
Guilde avant le début des négociations, a révélé que
leurs plus importantes préoccupations sont la sécurité d’emploi
et les indemnités de cessation d’emploi. À la
suite de la prise de contrôle de Schneider par Maple
Leaf, au printemps dernier, plusieurs employés du
bureau chef de Schneider, à Kitchener, ont été transférés
aux bureaux de Maple Leaf à Mississauga. Les travailleurs
des technologies de l’information ont pour leur part été prévenus
qu’ils devront déménager d’ici
juin 2006.
M. Lacroix a précisé que la SOEA cherche à obtenir
des augmentations de quatre pour cent pour chaque année
de la nouvelle convention, quelle qu’en soit la durée
qui reste à déterminer. La grille salariale
des employés de bureau s’étend présentement
de 21 000$ à 76 000$.
Les employés ont également l’intention
de remporter des pensions indexées et de meilleures
prestations de santé.
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