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Le 23 Mars 2005
Pourparlers de dernière minute
au
quotidien de CanWest
Trois syndicats sont disposés à faire
la grève
pour conserver une clause de retraite anticipée
Windsor Typographical Union | Le
Local 30553 de TNG Canada
On s’attend à ce que les
négociations, en vue renouveler trois conventions
collectives au Windsor Star, s’étendent jusqu’à la
dernière minute le mois prochain.
Des pourparlers de médiation sont
prévus du
19 au 21 avril prochains, et les deux parties seront alors
en position libre – en mesure d’exercer légalement
une grève ou un lock-out – le 22 avril. Le conseil
mixte qui négocie au nom des trois syndicats, au journal,
sera bien armé à la reprise des pourparlers:
il a remporté un appui de 98 pour cent à l’occasion
de votes de grève séparés tenus dimanche
dernier.
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James Thompson
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James Thompson, président de la
Windsor Typographical Union, soutient que la direction du
journal, propriété de CanWest Global Corporation,
a recours aux mêmes tactiques depuis plusieurs années. «Ils
ne deviennent sérieux qu’à la toute dernière
minute.»
Une fois de plus, l’entreprise tente d’extirper
des trois conventions une clause de retraite anticipée,
qui permet aux employés possédant suffisamment
d’années de service de prendre leur retraite à 60
ans et de retirer pendant cinq ans un demi-salaire et des
avantages sociaux complets. À 65 ans, l’employé est
officiellement à la retraite et bénéficie
d’une pension complète.
Thompson affirme que ses 50 membres,
qui travaillent dans la salle du courrier, «sont déterminés à obtenir
ce qu’ils désirent». Ils l’ont clairement
exprimé dimanche, en votant à l’unanimité en
faveur d’un mandat de grève.
Les membres des Travailleurs et travailleuses
canadien(ne)s de l’automobile (qui représente environ 150
employés des ventes et du service aux lecteurs, de
la rédaction, de la publicité et du bureau
d’affaires) et du Syndicat canadien des communications,
de l’énergie et du papier (qui représente
environ 20 employés de la salle des impressions) sont également
bien déterminés à ne pas céder
de terrain.
«La retraite anticipée a toujours constitué une
question délicate», explique Thompson. «Nous
ne céderons jamais ce droit.»
Le représentant David Esposti, de TNG Canada, se
dit pessimiste au sujet de la situation à Windsor.
Les pourparlers, à la suite de l’échéance
des trois conventions le 31 décembre, «ne se
sont pas très bien déroulés». À la
suite de deux journées stériles de conciliation,
la semaine dernière, la Commission n’a émis
aucun rapport.
Selon Esposti, consciente du fait
que ses travailleurs vieillissent, l’entreprise a clairement déclaré au
cours des négociations d’il y a trois ans qu’elle
considérait la clause de retraite anticipée
comme trop coûteuse. Il ajoute craindre que cette fois,
la direction s’obstine à vouloir l’éliminer.
Thompson explique que les syndicats
demandent une convention de trois ans, assortie d’une augmentation salariale
de cinq pour cent par an. Pour sa part, l’entreprise
offre une augmentation de six pour cent répartie sur
cinq ans.
Les avantages sociaux risquent également de constituer
un point de friction. Les employés, qui paient une
partie des primes du régime dentaire, désirent
que l’employeur les défraie en totalité.
Le Star, qui paie en ce moment 100 pour cent des primes médicales,
désire de son côté adopter un système
de quote-part avec ses employés.
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