Le 09 mars 2005

Mises à pied imminentes chez le radiodiffuseur public de l'Ontario

La Guilde canadienne des médias | Le Local 30213 de TNG Canada

Jusqu'à dix postes de la Guilde canadienne des médias seront éliminés à TVOntario à la suite de la mise en vigueur du plan budgétaire du radiodiffuseur public pour l'exercice financier de 2005-06.

Le gouvernement de l'Ontario est le propriétaire et gestionnaire de TVOntario. Bien qu'il ne s'agit pas d'une compression des revenus de la part du gouvernement, une grande partie de ceux-ci est maintenant destinée à plusieurs initiatives éducatives au détriment de la programmation télévisuelle. TVOntario aurait à combler un déficit de 4,7 millions de dollars.

Deux séries d'émissions seront annulées, soit «Imprint», une émission de longue date qui s'est méritée plusieurs prix, et «Second Opinion», une série au sujet de la santé. D'autres séries à TVO et tfo subiront elles aussi des compressions budgétaires.

«La direction a affirmé que sa priorité pour cette année est d'augmenter les revenus. Cependant, notre rendement de réalisation d'émissions sera réduit,» commente Carol Burtin Fripp, la présidente de la sous-section tfo de la Guilde.

Selon la direction, dix postes de la Guilde seront impliqués. Elle vise à réduire le nombre total d'effectifs, membres de la Guilde et autres, par 8 pour cent, soit 40 postes, d'ici la fin de l'exercice 2005-06.

La Guilde suit de très près le processus pour assurer que les droits de nos membres sont respectés. «Nous nous inquiétons que certains individus plutôt que certains postes semblent être ciblés par les mises à pied», dit Keith Maskell, agent administratif de la Guilde.

La convention collective entre la Guilde et TVOntario possède des dispositions qui doivent être respectées lors de la réduction des effectifs. S'il faut absolument éliminer des postes, nous cherchons à ce que le processus soit juste et objectif, et qu'il ne soit pas utilisé afin de se débarrasser d'employés en particulier.

(Cet article a tout d'abord été publié sur le site Web de la Guilde canadienne des médias.)