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Le 02 mars 2005
La Guilde accuse Les aliments Schneider
d’enfreindre la loi ontarienne
L’entreprise est comparée à Wal-Mart
pour son refus de négocier avec le personnel du bureau
chef
l’Association des employés de bureau de
Schneider | Le
Local 30009 de TNG Canada
Les aliments Schneider enfreint la loi
provinciale en refusant de négocier une nouvelle convention
collective avec ses employés de bureau de Kitchener,
soutient TNG Canada/CWA dans une plainte déposée
aujourd’hui auprès de la Commission des relations
de travail de l’Ontario.
L’entreprise n’a présenté aux
séances de négociation aucune proposition concrète
depuis l’échéance de sa convention collective
avec l’Association des employés de bureau de
Schneider (SOEA), le 31
octobre 2004. Les deux parties seront en position de grève/lock-out,
ou en «période ouverte», à partir
de minuit le lundi 7 mars.
Art Lacroix, président du local de SOEA qui comprend
166 membres, a déclaré que la direction a adopté des
tactiques semblables à celles de Wal-Mart, et manœuvré délibérément
pour se retrouver dans une position de «période
ouverte» afin de pouvoir imposer ses conditions aux
employés.
Arnold Amber, directeur de TNG Canada,
a pour sa part ajouté que
c’est l’immobilisme de l’entreprise qui
a entraîné le dépôt de la plainte. «Nous
soutenons qu’un employeur doit négocier les
salaires, les avantages sociaux, les pensions et les autres éléments
d’une convention collective. En Ontario, il est illégal
de ne pas le faire», a expliqué M. Amber. «Nous
espérons que la Commission confirmera notre plainte,
décidera que la période ouverte a été atteinte
injustement, et ordonnera à l’entreprise de
retourner à la table de négociations.»
«La direction semble faire fi des valeurs tellement
publicisées de l’entreprise, y compris "intégrité,
justice et éthique au niveau de toutes nos relations
d’affaires."»
«On nous en a cassé les oreilles maintes et
maintes fois», ajoute M. Lacroix. Cette entreprise
prétend respecter l’éthique, alors qu’elle
ne peut même pas respecter la loi.»
De plus, dit-il, il semble qu’Aliments Maple Leaf
Inc., qui s’est porté acquéreur de Les
aliments Schneider au printemps dernier, dirige les négociations à Kitchener,
et «on assiste de plus en plus à des tactiques à la
Wal-Mart».
M. Lacroix dit penser que Sam Walton,
le fondateur de Wal-Mart, est le héros d’entreprise du DG de Maple Leaf,
Michael McCain. Le géant américain du détail
a attiré des critiques de partout dans le monde lorsqu’il
a annoncé, le mois dernier, son intention de fermer
un de ses magasins québécois six mois après
que les employés aient obtenu l’accréditation
syndicale. Il s’agissait du premier magasin Wal-Mart à se
syndiquer, mais l’entreprise a refusé de négocier
une convention collective.
Du côté de Schneider, précise M. Lacroix,
quatre sessions de négociation et deux réunions
en compagnie d’un conciliateur n’ont eu pour
résultat que le dépôt d’une demande,
par l’entreprise, de ne pas instaurer de commission
de conciliation, demande qui a finalement été accordée.
Un sondage mené auprès des membres de la Guilde,
qui comprend des travailleurs de l’administration,
des finances, des technologies d’information et du
bureau, a révélé que leurs plus grandes
préoccupations, face à la fusion de l’entreprise
avec Maple Leaf, sont la sécurité d’emploi
et les indemnités de départ.
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