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Le 01 mars 2005
Mises à pied, redondances et gambits
de négociations créent une période difficile à la
SRC
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Les temps sont difficiles depuis quelques
semaines à la SRC, où la Guilde canadienne
des médias représente plusieurs milliers d’employés.
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| Chris Cuthbert |
Lundi, le diffuseur public a donné des
avis de redondance à dix-huit employés de Toronto,
St. John’s, Winnipeg et Edmonton. La semaine dernière,
20 travailleurs de Vancouver ont appris que leurs emplois étaient éliminés,
et que pour demeurer à l’emploi de la Société,
ils devront présenter une demande d’emploi pour
des postes de remplacement essentiellement identiques. À cela
s’ajoute la mise à pied d’un commentateur
sportif du réseau anglais, Chris Cuthbert.
Les avis de redondance transmis à 10 employés
permanents du Centre de production de Toronto viennent s’ajouter à sept
forfaits de licenciement, négociés au début
de février avec le personnel du Centre.
Selon la direction de la SRC, la
plus grande partie des pertes d’emplois est due à des coupures budgétaires
au niveau des services de la radio et de la télévision.
«Tout cela est très décourageant»,
a déclaré Arnold Amber, président de
la sous-section SRC de la Guilde canadienne des médias
et directeur de TNG Canada/CWA. «Il semble y avoir
cette année une tendance accrue à effectuer
des mises à pied à la SRC; une cinquantaine
ont été annoncées ces dernières
semaines seulement. Nous nous demandons comment tout cela
va finir. Nous lançons à la SRC le défi
de trouver d’autres solutions à ses prétendus
problèmes financiers.»
M. Amber est également membre de l’équipe
de négociation de la GCM, qui voit dans ces gestes
la confirmation de ses inquiétudes à l’effet
que la SRC souhaite disposer d’un personnel contractuel éliminable,
et de son indifférence à l’égard
de la convention collective. La GMC soutient qu’il
s’agit là d’une approche agressive, de
la part d’une société qui cherche à exercer
un contrôle absolu.
La semaine dernière, cette attitude s’est reflétée à la
table de négociation, alors qu’aucun progrès
n’a été réalisé.
La direction de la SRC, explique
l’équipe,
a maintenant l’intention de changer le Système
de gestion du rendement et de perfectionnement du personnel
(SGRPP), pour transformer ce processus progressif en un processus
d’évaluation quasi disciplinaire.
Le SGRPP a été mis au point conjointement,
il y a huit ans, par le syndicat et la SRC. Il a été conçu
afin que les employés puissent, à l’aide
d’un processus ouvert et positif, faire progresser
leurs carrières et partager les objectifs de la
Société. Maintenant, la SRC veut relier tout
défaut d’atteindre les objectifs à un
processus pouvant éventuellement mener au renvoi
de l’employé.
Il existe en ce moment dans la convention
collective un processus distinct destiné à régler
les problèmes de rendement. Il a été conçu
pour servir de processus correctif et d’appui, et non
pas punitif. Il donne aux employés jusqu’à neuf
mois pour effectuer les corrections nécessaires, et
prévoit différents outils tels que la formation
et le mentorat pour les aider à réussir. Ce
processus ne laisse pas de trace dans le dossier de l’employé.
Si l’employé ne réussit pas à satisfaire
aux attentes du poste, le processus favorise les réaffectations
et les mises à pied avec possibilité de rappel.
Ce que la SRC propose maintenant est un type de processus
d’évaluation qui raccourcirait à six
mois le temps accordé pour satisfaire aux normes
du poste, et resterait inscrit au dossier de l’employé pendant
deux ans, même si le problème est réglé plus
tôt. Si la norme n’est pas satisfaite, un employé pourrait
perdre son emploi sans droit de rappel.
La SRC souhaite également relier ce processus à la
SGRPP.
L’équipe de négociation de la GMC se
dit très troublée par l’évolution
de ce dossier. Dans ses buts et objectifs originaux, la
Société disait chercher à établir
un processus d’évaluation «impartial
et simple». La Guilde n’a ménagé aucun
effort pour répondre aux attentes de la Société d’une
façon dont tout le monde pourrait bénéficier.
La SRC a répondu en refusant les propositions de
la GMC et en exigeant de nouvelles concessions.
C’est maintenant une question de confiance. La convention
collective actuelle prévoit la participation des employés
au SGRPP. Néanmoins, jusqu’à ce que la
question soit résolue, l’avenir de ce processus
demeure incertain.
La Guilde retournera à la table de négociation
les semaines du 7 et du 28 mars, et a prévu sept semaines
de négociation en avril et en mai.
(Ce texte est une combinaison remaniée de deux articles
publiés récemment sur le site Web de la Guilde
canadienne des médias.)
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