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Le 23 Novembre 2004
Une plainte allègue que la société tente
de saper les négociations – une fois de plus
SRC/CBC: Mise à jour sur les
négos
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local
30213 de TNG Canada
Une plainte de pratiques de travail injuste
a été déposée devant le Conseil
canadien des relations industrielles (CCRI) à l’effet
que la SRC – une fois de plus – tente de saper
la Guilde au niveau des négociations collectives.
Ces accusations sont sérieuses, et la décision
n’a pas été prise à la légère,
mais les actions de la Société Radio Canada
au cours des derniers mois les ont rendues nécessaires.
Rappelons qu’en 1993, la Société a lancé une
initiative intitulée «l’Invitation au
changement». Des cadres de la Société rencontraient
les employés en petits groupes afin de tenter de les
convaincre qu’il fallait opérer des changements
aux conditions de travail, pour leur dire que la survie de
la Société est en cause et qu’il faudrait
céder du terrain à la table de négociation.
Le Conseil canadien des relations de travail (le prédécesseur
du CCRI actuel) a statué que la Société tentait
de changer les conditions de travail des employés
sans passer par l’étape de la négociation
avec l’agent négociateur, c’est-à-dire
le syndicat. L’Invitation au changement est morte de
sa belle mort.
En 2003-04, la Société a entamé plusieurs
rondes de rencontres avec des petits groupes d’employés,
sous la rubrique de «l’intégration des
opérations de nouvelles» et «Working Knowledge» (du
côté anglais). Dans chaque cas on dit aux employés
que la survie de la Société est en cause et
qu’il faudrait céder du terrain à la
table de négociation.
Depuis un certain temps déjà la haute direction
travaille à une campagne conçue pour gagner
la confiance des employés. Certaines des tactiques
sont inoffensives, mais toutefois insidieuses. À titre
d’exemple, la Société ne cesse de se
vanter du fait qu’elle est reconnue comme l’un
des «100 meilleurs employeurs au Canada». Malheureusement
cette soi-disant reconnaissance ne comprend aucunement les
besoins ou les opinions des employés; les employés
qui figurent sur cette liste des «cent meilleurs» ont
appliqué pour se faire reconnaître, et les auteurs
de la liste ne consultent pas les employés lorsqu’ils
dressent leur liste.
D’autres tactiques auxquelles a recours la SRC sont
moins subtiles. Par exemple, dans un récent communiqué de
négociations, la SRC a déclaré que sa
revendication contractuelle à l’effet d’embaucher
tous les nouveaux employés sur une bas non permanente
n’affecterait pas les employés individuellement.
C’est manifestement faux : si chaque nouvel employé est
embauché à contrat de façon à pouvoir être éliminé,
tous les employés seront touchés au niveau
de la sécurité de leur propre emploi, de même
qu’au niveau de leur capacité de négociation
collective.
Au cours des dernières semaines la Société utilise
abusivement les résultats du dernier sondage des employés.
Au moment de signer l’entente avec la société Hay
Management Consultants pour effectuer le dernier sondage,
la Société s’est engagée auprès
de Hay et de la Guilde que les données recueillies
ne seraient pas utilisées pour dérouter les
négociations. La Société a toutefois
mal utilisé les résultats d’une question
particulière au sujet du rendement des employés
afin de lier le processus de Gestion du rendement et perfectionnement
du personnel au processus de discipline et de renvoi.
La réponse de la Société à notre
plainte démontre son mépris pour le dialogue
dans le milieu de travail. Dans son communiqué du
22 novembre la Société dit: «Comme vous,
CBC/Radio-Canada estime qu'il est important d'avoir des communications
régulières avec ses employés sur des
questions se rapportant à l'orientation stratégique
de la Société». Soulignons toutefois
que la Société est toujours farouchement opposée à ce
que les représentants des employés aient la
possibilité de communiquer avec leurs collègues.
La Société continue de vouloir interdire la
communication électronique entre les employés
et leur syndicat. Des audiences devant une arbitre à ce
sujet commenceront le 26 novembre.
La Guilde ne s’oppose pas à ce qu’un
employeur communique avec ses employés; bien au contraire,
la GCM presse régulièrement la SRC de fonctionner
de manière plus transparente. La Guilde désire
simplement s’assurer que des communications illégales
ou inappropriées ne viendront pas miner le processus
de négociation collective.
Si la SRC désire vraiment gagner le cœur et
l’esprit de ses employés, elle ferait bien de
respecter la loi et de négocier de bonne foi avec
le syndicat. Les leçons du passé nous laissent
plutôt craindre que la Société s’apprête à combattre
la plainte de la Guilde avec la dernière énergie, à l’aide
de tout l’argent dont elle pourra disposer de la part
des contribuables.
Pour plus d’informations communiquez
avec Glenn Gray ou Dan
Oldfield, ou appelez le bureau national de la Guilde
au 1-800-465-4149 ou au 416-591-5333.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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