
«Le milieu de travail a changé de façon
dramatique au cours des 15 dernières années,
et nous avons fait tout notre possible pour maintenir
un service de qualité pour nos auditeurs, et
ce pratiquement en dépit de la direction. Tout
ce travail pour se faire claquer en pleine face.»

Le 30 Septembre 2004
Un plan progressiste pour l'avenir
SRC/CBC: Mise à jour sur les
négos
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local
30213 de TNG Canada
L'équipe de négociation
de la Guilde canadienne des médias a donné sa
réponse à la proposition récente
de la Société Radio-Canada au sujet d'une
main-d'œuvre composée d'employés
contractuels «jetables», en faisant des
contre-propositions détaillées et progressistes
sur le statut d'emploi.
La Guilde se base sur le principe
que le travail régulier et continu de la Société doit être
reflété par des postes permanents.
Nous proposons de simplifier
la façon dont
les gens sont embauchés. Le but de l'exercice
est d'assurer un traitement équitable; de donner
aux employés la possibilité de développer
un plan de carrière et de trouver un équilibre
entre leur vie au travail et leur vie à l'extérieur
du travail; et d'assurer que les employés soient
payés équitablement, peu importe leur
statut.
La Guilde reconnaît qu'il y a des moments où il
faut apporter des ressources humaines supplémentaires — pour
remplacer des employés absents, en cas d'urgence
ou pour des événements ponctuels. Nous
proposons deux statuts d'emploi: permanent et non-permanent.
L'Initiative nationale de
développement
de la diversité
Au sein du personnel permanent,
la Guilde envisage un nouveau système pour assurer que la Société reflète
mieux la société canadienne.
Depuis un certain temps la
Société parle
de l'importance d'embaucher des employés pour
refléter les différentes communautés
canadiennes. Nous sommes entièrement d'accord.
Le problème est que la plupart des gens qui
proviennent de groupes dits «de diversité» sont
embauchés uniquement comme des employés
temporaires. Nous estimons que cela bafoue le principe
de la diversité.
Si l'engagement de la Société envers
la diversité est sérieux, ces gens doivent
occuper des postes permanents. C'est aussi simple que
cela.
La Guilde propose une initiative
nationale de développement
de la diversité, qui permettrait l'embauche
permanente de gens provenant des groupes de diversité,
avec un plan développé au moment de l'embauche
qui prévoit un poste permanent à la fin
d'une période de formation et de mentorat. Ces
postes viendraient s'ajouter aux postes permanents
existants.
Les membres nous parlent
Lorsque nous avons émis notre communiqué il
y a quelques jours au sujet de la proposition de la
Société de recourir encore plus aux postes
temporaires et contractuels, la réponse des
membres a été rapide: Non.
Voici quelques extraits des
messages que nous avons reçus:
«Les protections que la direction veut éliminer
sont si fondamentales que nous ne pouvons pas reculer
même d'un pouce.»
«Le mépris de la Société envers
ses employés de longue date me choque profondément.
Le milieu de travail a changé de façon
dramatique au cours des 15 dernières années,
et nous avons fait tout notre possible pour maintenir
un service de qualité pour nos auditeurs, et
ce pratiquement en dépit de la direction. Tout
ce travail pour se faire claquer en pleine face.
«Je suis convaincu que les employés expérimentés
ont des idées eux aussi. Mais nous passons tellement
de temps à étayer la sauce que nous n'avons
pas le temps d'être créateurs. Comment est-ce
que la direction estime que les employés moins
expérimentés feront mieux?»
«J'ai l'impression que la Société cherche
une grève. Si on a une connaissance quelconque
des principes de base en ressources humaines on sait
que les employés veulent et ont besoin de stabilité et
d'être sécurisés… y compris
un statut d'employé permanent et des avantages
sociaux. La Société raconte des bêtises.»
Nous avons également eu des commentaires provenant
de jeunes employés qui ne sont pas d'accord
avec la prétention de la Société comme
quoi les jeunes ne veulent pas faire carrière à la
Société:
«À qui est-ce que la direction parle
lorsqu'elle dit que les jeunes ne veulent pas de sécurité d'emploi
ni de régime de retraite? Moi, je pense que
c'est le manque d'emplois stables qui poussent les
gens à quitter la Société.»
«En janvier j'aurai passé trois ans à l'emploi
de la Société. J'ai travaillé de
contrat en contrat, à temps plein, sans aucune
indication que la Société veuille me
garder au-delà de mon contrat actuel. C'est
frustrant et c'est démoralisant.»
La proposition de la Société est basée
sur l'idée que pour avoir de nouvelles idées
dans l'industrie de la radiodiffusion, il faut avoir
de nouvelles têtes. Mais Harold Redekopp, ancien
vice-président de la radio et de la télévision
anglaises, a dit ceci au sujet des employés
actuels la semaine dernière dans son message
d'adieu:
«Nous avons fait face à de nombreux défis
ensemble, et nous les avons surmontés avec créativité,
ingéniosité, flexibilité, débrouillardise,
détermination et passion.»
Nous sommes d'accord avec lui.
L'état des négociations
La Société n'a pas encore répondu à notre
proposition. Jusqu'à maintenant la Guilde et
la Société ont échangé des
propositions sur plus de cinquante articles. Nous continuons à travailler
pour avoir une convention collective équitable
qui avance les intérêts de tous nos membres.
Nous rencontrerons la Société à nouveau
le 12 octobre.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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