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Le 12 mai 2004
Soumettez la SRC à la loi de protection des dénonciateurs;
tenez compte des préoccupations des employés, dit la Guilde
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Des représentants de la Guilde canadienne des médias tenteront
jeudi de convaincre des politiciens fédéraux que le projet
de loi sur la protection des dénonciateurs devrait s’appliquer à la
SRC, tout en tenant mieux compte des préoccupations des employés.
Le local de TNG Canada/CWA demande également au président
de la Société, Robert Rabinovitch, de repenser ses objections
envers la loi C-25, qui donne l’impression que la SRC ne croit
pas devoir être aussi transparente que les autres organismes du
secteur public.
La Guilde a déjà fait connaître ses préoccupations
envers la loi C-25 à l’occasion de deux séances publiques :
au cours d’une table ronde au début de mars, et plus tard à l’occasion
d’une réunion des syndicats du secteur fédéral,
après la première lecture de la loi. La Guilde est sensée
comparaître demain devant le Comité du Cabinet chargé des
opérations gouvernementales.
M. Rabinovitch explique ses inquiétudes,
au sujet du projet de loi, dans une lettre (disponible
en anglais seulement) adressée au gouvernement fédéral
pour demander le retrait la SRC de la liste des sociétés
d’État assujetties à la loi.
La Guilde est en désaccord total avec la position de M. Rabinovitch, à l’effet
que soumis à une loi fédérale – qui s’applique à toutes
les sociétés d’États – la SRC et ses
employés ne pourraient plus être suffisamment neutres pour
s’acquitter de leur mandat d’informer les Canadiens.
La Loi C-25 touche aux fonctionnaires, y compris
aux employés
des sociétés d’État. Les employés de
la SRC sont des fonctionnaires, en ce sens que la Société a été créée
par une loi du Parlement afin de remplir un mandat public, et qu’elle
est financée par les contribuables. M. Rabinovitch semble croire
que pour être un fonctionnaire, une personne doit être directement
employée par le gouvernement. Les employés de la SRC ne
sont pas des employés du gouvernement, mais la Guide est d’avis
que les employés d’un diffuseur public national comme la
SRC peuvent et doivent être considérés comme des
fonctionnaires.
M. Rabinovitch explique avec raison que la SRC
se doit d’être
objective et complètement indépendante du gouvernement.
Toutefois, la Guilde soutien que cela ne doit pas signifier que les employés
de la SRC devraient se voir refuser le droit de dénoncer les actes
répréhensibles. Étant donné que la Société est
déjà exempte de la Loi sur l’accès à l’information,
il est impératif que ses employés puissent disposer de
canaux adéquats pour s’exprimer, et d’un certain niveau
de protection s’ils croient nécessaire de dénoncer
des actes répréhensibles. La Guilde demande depuis longtemps
l’instauration d’une culture de gestion plus ouverte et plus
transparente à la SRC.
Bien que la Guilde soit en désaccord avec le raisonnement de
M. Rabinovitch, elle n’endosse pas sans réserve la Loi C-25
dans sa forme présente. Par exemple, selon le texte actuel, un
employé croyant qu’un acte répréhensible est
en cours ou sera bientôt commis serait forcé de discuter
de ses préoccupations à l’interne, avant de communiquer
avec un agent fédéral ou avec des médias externes.
Bien que cette obligation respecte le principe du devoir de loyauté envers
l’employeur, la Guilde craint qu’elle puisse décourager
les employés de divulguer des actes répréhensibles
s’ils doivent d’abord laver leur linge sale à l’interne.
De plus, dans les cas où un employé ferait l’objet
de représailles (action disciplinaire, harcèlement ou renvoi),
les seules façons de régler la question seraient ou bien
d’avoir recours au processus interne de griefs et d’arbitration,
ou bien de déposer une plainte devant le Conseil canadien des
relations industrielles. Aucune de ces solutions n’offre le niveau
de protection que méritent les employés de la SRC ainsi
que tous les autres fonctionnaires.
(Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.)
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