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Le 12 mai 2004
Négocier comme «gros syndicat unique» présente
des défis et des opportunités
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
Dès mercredi matin la Guilde canadienne des médias et
la Société Radio-Canada commenceront à négocier
une nouvelle convention collective. Ce sera la première fois que
les parties négocient une seule convention qui couvrira presque
six mille employés travaillant pour la Société à l'extérieur
du Québec et de Moncton, N-B.
Cette ronde présente des défis pour les deux camps, mais
il y a également des gains possibles. Tous les membres de la Guilde
suivront les pourparlers de près.
La Guilde a sondé l'opinion de tous
ses membres nouveaux et anciens lors de la campagne de consolidation,
lors de rencontres récentes dans différentes localités à l'échelle
du pays, et surtout par le biais du récent sondage pré-négociations.
Nous avons identifié plusieurs thèmes qui seront prioritaires à la
table de négociation.
Équilibre travail-famille
Une forte majorité des membres nous ont dit que les questions
reliées à l'équilibre entre la vie au travail et
la vie familiale sont importantes. Les membres de la Guilde veulent qu'on
change la façon de faire de la Société pour permettre
aux employés de jouir d'une vie familiale et d'avoir une vie au
travail qui soit relativement stable. Le comité de négociation
s'engage à explorer différentes options pour améliorer
l'équilibre.
Compensation pour le travail accompli
Les employés de la Société ont vu disparaître
des collègues; ils ont vu arriver de nouvelles technologies, de
nouvelles pratiques de travail et de nouvelles modalités d'affectation,
et ils se sont vu imposer une charge de travail accrue. Somme toute,
les employés se sentent dévalorisés. Les membres
de la Guilde veulent profiter d'au moins quelques-uns des bénéfices
réalisés par leurs contributions au cours des dernières
années. Nous ne voyons aucun avantage à ce que les employés
deviennent si polyvalents qu'on peut demander à n'importe qui
de faire n'importe quoi.
Charge de travail
Les membres de la Guilde veulent que le syndicat
se penche sur l'ensemble des questions reliées à la charge de travail, y compris
le volume et l'intensité du travail. Nous ferons des propositions
contractuelles pour créer un processus plus réaliste afin
de permettre aux employés de soulever des questions au sujet de
leur charge de travail, sans craindre des représailles.
Employés temporaires et non-permanents
Plus de 25 pour cent des employés de la Société ont
un statut précaire. Ces gens se voient souvent refuser l'occasion
de devenir des employés permanents. Parfois ils ne montent pas
dans les échelles salariales, ou bien la Société refuse
de reconnaître leur droit à la formation ou aux congés
annuels. Le comité de négociation veut mettre fin aux abus
des employés non-permanents.
Dans cette ronde de pourparlers la Société et la Guilde
auront toutes les deux l'occasion de bien étudier comment on travaille
actuellement, et de ré-évaluer les relations entre la Société et
ses employés. La tâche est lourde; les questions sont difficiles
et il sera parfois difficile de trouver des solutions. En fin de compte,
ce sera les solutions que nous trouverons qui détermineront l'avenir
de la Société. Nous devrons faire preuve de patience, d'intelligence,
d'innovation, d'équité et de séeirux. Nous sommes
prêts à relever le défi.
Votre équipe de négociation:
Pierre Claveau (Nouveaux médias,
Vancouver)
Brendan Elliott (reporter/rédacteur, radio,
Charlottetown)
Percy Hatfield (réalisateur/vidéojournaliste,
télévision, Windsor)
Wendy Hunt (horaires, Toronto)
Joe Hill (ingénieur de son postproduction, television,
Toronto)
Gerry Jones (réalisateur, télévision,
Regina)
Barbara Saxberg (réalisatrice, radio, Toronto)
Lee Siemon (ventes, Toronto)
Chris Turner (premier technicien, maintien, Frédéricton)
Rick Warren (caméraman JE, Vancouver)
Arnold Amber (président de la sous-section SRC/CBC
de la Guilde)
Dan Oldfield (premier agent administratif de la Guilde)
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