Le 19 DÉcembre 2003

Un régime de pension «terrible» risque d’entraîner une grève au Halifax Herald

Halifax Typographical Union | Le Local 30130 de TNG Canada

HALIFAX — Un régime de pension que l’entreprise elle-même qualifie de terrible pourrait provoquer une confrontation dans cette charmante capitale portuaire de Nouvelle-Écosse.

La Halifax Typographical Union et le Halifax Herald attendent un rapport du conciliateur d’ici quelques jours, et des dates de médiation sont prévues pour le début de janvier.

Les pourparlers ont été suspendus à la fin de novembre, après quatre jours de conciliation, lorsque les deux parties n’ont pas réussi à s’entendre au sujet du régime de pension de l’entreprise. Ce régime a sérieusement besoin d’être amélioré, mais l’entreprise et le syndicat n’arrivent pas à convenir d’une façon d’y arriver.

«L’entreprise ne nie pas que son régime de pension soit terrible, mais elle n’est pas disposée à investir les sommes nécessaires à son amélioration», explique Pat Lee, présidente de HTU. «Malheureusement, la grève est peut-être le seul moyen d’y arriver.»

Le régime actuel est tellement terrible qu’un employé de 47 ans a pris sa retraite, il y a quelques années, en bénéficiant d’une prestation de 13 000$ par année.

La HTU, qui représente plus d’une centaine de journalistes, de réviseurs, de photographes et de personnel de soutien de la salle des nouvelles, a présenté à l’entreprise sa solution au problème du régime de pension – mise au point au terme d’une étude de deux ans menée par le syndicat et ses actuaires – mais elle n’a pas été acceptée.

Le comité de négociation a jugé la contre-proposition de l’entreprise inacceptable, puisque le remaniement du régime qu’ils proposaient aurait surtout bénéficié aux employés les mieux payés (c.-à-d. les gestionnaires), en ignorant pratiquement la majorité des employés membres de HTU.

La proposition du syndicat améliorerait immédiatement la situation de tous les membres, sans égard à leur niveau salarial.

Bien que la question du régime de pension soit la plus controversée à la table de négociation, d’autres questions monétaires telles que le kilométrage, les salaires et les avantages, restent également à résoudre.

Au cours des négociations, le syndicat a marqué des points en matière de juridiction, forçant l’entreprise à retirer des modifications proposées qui auraient permis aux gestionnaires d’effectuer le travail des membres, et ouvert la voie à un recours illimité aux pigistes.