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Le 11 DÉCEMBRE 2003
Les travailleurs du Sault Star
rendus
furieux par une offre mesquine
Sault
Ste. Marie Typographical Union | Le
Local 30746 de TNG Canada
Les employés du quotidien de Sault Ste. Marie,
Ont., ont laissé savoir sans équivoque
au Osprey Media Group ce qu’ils peuvent faire
de leur offre de convention mesquine.
Deux des trois unités de négociation
du Sault Star ont voté mercredi en faveur du
rejet de l’offre, qui leur a été présentée
par leur comité de négociation sans recommandation.
«C’est un appui important envers le comité de
négociation», a commenté Linda
Richardson, présidente de la Sault Ste. Marie
Typographical Union. Le local
représente 38 membres des départements
de la rédaction, de la publicité, des
ventes aux lecteurs et de la salle du courrier, dont
le contrat a pris fin le 31 août.
Selon le représentant de TNG Canada pour la
région de l’est, David Esposti, «les
membres sont devenus furieux» quand ils ont pris
connaissance de l’offre, et ont voté en
faveur de son rejet pour «ne pas couper l’herbe
sous le pied de l’équipe de négociation».
Esposti ajoute que le négociateur d’Osprey,
Tim Harvey, doit maintenant consulter l’éditeur
du Star et décider si l’entreprise va
améliorer son offre, demeurer sur ses positions
ou ne rien faire. Il ajoute que si Osprey choisit l’une
de ces deux dernières alternatives, le syndicat
demandera l’aide d’un conciliateur.
Après quatre journées de négociation,
dont deux portaient uniquement sur des questions monétaires,
l’entreprise a proposé une entente de
trois ans comportant des augmentations de deux pour
cent par année, une minuscule augmentation de
l’allocation de kilométrage (un demi sous
pour chaque année), et une légère
augmentation au niveau d’une sixième semaine
de vacances.
Mais le pire, selon Esposti, était l’offre
d’une «prime de signature» de 450$
- en fait une combinaison de salaire rétroactif
et de prime de signature – conditionnelle à la
ratification des membres d’ici le 15 décembre.
Les négociateurs syndicaux n’ont pas réussi à persuader
l’employeur d’augmenter la prime à 500$
et d’abandonner la date limite (destinée à faire
pression sur les membres).
Selon Esposti, c’est principalement cette différence
de 50$, au niveau de la prime de signature, et la date
limite qui y était attachée, qui ont
entraîné le rejet de l’offre par
les départements de la rédaction et de
la vente aux lecteurs (elle a été acceptée
par le département de la publicité).
«Ils se sont vraiment sentis insultés
par ce type de négociation de grippe-sous, tellement
typique de Tim Harvey et d’Osprey», a dit
Esposti au sujet des membres. «J’ai téléphoné à Harvey
(après le vote) et il m’a dit que l’offre
de 450$ prendrait fin le 15 décembre. Je lui
ai répondu que c’était une erreur,
que ça ne va qu’empirer les choses.»
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