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Le 28 OCTOBRE 2003
Osprey pousse les travailleurs
du
Whig-Standard à accepter des offres finales confuses
Kingston
Typographical Union | Le
Local 30204 de TNG Canada
L'histoire du cheval de Troie
s'est répétée,
au cours des négociations au Kingston
Whig-Standard,
alors que les travailleurs ont accepté avec hésitation
les offres finales de la direction.
Osprey Media Group a construit
le cheval, l'a chargé de
propositions controversées et l'a lancé dans
la mêlée, au milieu des pourparlers en vue
de renouveler les conventions de six unités de
négociation du quotidien. Les conventions collectives,
qui s'appliquent à 130 travailleurs à temps
plein et à temps partiel de la rédaction,
de la publicité, du bureau d'affaires, de la salle
du courrier et des ventes aux lecteurs, ont pris fin
le 18 janvier.
Pendant 10 mois, les négociateurs de Osprey ont
refusé de bouger et ont conservé la plupart
des questions controversées sur la table, jusqu'à ce
que la Kingston Typographical Union n'ait d'autre choix
que de faire une demande de conciliation, qui est éventuellement devenue
une médiation.
En fin de compte, le 26 octobre,
trois jours après
l'échéance du droit grève ou de lock-out,
l'équipe syndicale a présenté aux membres
six offres finales, qui étaient tellement floues
et incomplètes que même le comité de
négociation a été incapable de les comprendre
entièrement, a révélé Paul Schliesmann,
vice-président du local.
Cette stratégie a favorisé l'employeur.
Un certain nombre de modifications du texte, cachées
dans le document, pourraient avoir des répercussions
négatives à long terme. Il faudra peut-être
plusieurs semaines avant que le comité ait fini
de passer au peigne fin toutes les clauses qui lui
ont été forcées dans la gorge.
En fait, tandis que l'équipe syndicale était
cloîtrée dans une chambre d'hôtel pour étudier
les offres de l'entreprise, les cadres tenaient de
prétendues «sessions d'informations» avec
les membres syndicaux, ajoute Schliesmann. Le local
a depuis déposé une plainte de pratique syndicale
incorrecte. Et le syndicat a récemment appris
qu'au moins un membre a été convoqué au
bureau d'un responsable pour se faire dire de quelle
façon voter.
Afin de faire capituler les
membres, la compagnie n'a pas offert 10 mois de salaire
rétroactif,
mais plutôt une prime à la signature qui
serait versée uniquement à condition que
les offres finales soient acceptées le 26 octobre.
En fin de compte, une légère majorité des
travailleurs ont accepté les offres, qui prévoient
une augmentation salariale de deux pour cent pour chacune
des trois années de la convention collective,
et de légères augmentations des prestations
de pensions et des assurances de frais dentaires et
de vision.
Selon Schliesmann, ce contrat
de style cheval de Troie sera éventuellement ratifié par les deux
parties. «Et nous verrons ensuite à quel
point il est vraiment dangereux.»
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