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ParkerVision
annonce son «équipe technique
d'une personne»
sur sa page d'accueil. PVTV
est essentiellement une régie
dans une boîte.
Le 11 juillet 2003
La télé numérique
bouleverse
les salles de nouvelles de la SRC
On cache le plan directeur
aux employés
menacés de changements radicaux
La Guilde
canadienne des médias | Le
Local 30213 de TNG Canada
La SRC mène une attaque technologique
qui va révolutionner les salles de nouvelles
télévisées partout au pays, mais
garde ses troupes dans le noir au sujet de ce que leur
réserve l'avenir.
Deux nouvelles technologies — ParkerVision et
la télévision de pupitre — sont
déjà utilisées dans certains emplacements
de la SRC, et le seront dans plusieurs autres à l'avenir.
Elles vont profondément changer la nature du
travail qu'effectuent les membres de la Guilde canadienne
des médias au cours des quelques prochaines
années.
Jusqu'à présent, la Société n'a
pas répondu adéquatement à ces
questions.
ParkerVision
ParkerVision est essentiellement
une régie
de télévision dans une boîte. C'est
un système automatisé sur plate-forme
Windows qui remplace les outils traditionnels de diffusion
(par ex. le pupitre d'aiguillage, les mélangeurs
audio, les générateurs d'effets visuels)
et, surtout, les gens. Il suffit d' une personne, le
réalisateur/aiguilleur, pour programmer un ordinateur
qui coordonnera entièrement la diffusion d'un
journal télévisé.
Une régie standard nécessite six ou
sept personnes; PVTV n'a besoin que de deux, et certaines émissions
très simples pourraient être mises en
ondes par une seule personne.
PVTV est conçu pour les bulletins de nouvelles,
spécialement pour les émissions à format
et contenu constants, mais il pourrait probablement être
adapté à d'autres types d'émissions.
Il peut fonctionner de pair avec iNEWS ou de façon
autonome.
ParkerVision est en opération à SRC Windsor
depuis décembre dernier. La Société prévoit
maintenant l'implanter dans plusieurs autres centres.
Charlottetown devrait lancer sa programmation
basée
sur PVTV en septembre; Edmonton en novembre; Fredericton en
mars 2004; deux studios (nouvelles locales en français
et en anglais) à Ottawa au printemps ou à l'été 2004;
et plus tard dans la ville de Québec. D'autres emplacements
possibles dans l' avenir comprennent l'émissions Newsworld à Toronto;
les nouvelles locales en français à Regina et à Winnipeg;
et les bulletins de nouvelles locales en anglais à Yellowknife
et à St. John's.
La SRC dit que PVTV n'est pas utilisé par les importants
réseaux américains, mais qu'il dessert des marchés
de taille moyenne tels que Austin, TX, Watertown, NY,
et San Diego, CA.
Pour se servir de PVTV, les employés nécessiteront
une formation de six semaines, qui sera fournie par la SRC en
conjonction avec ParkerVision. façon à pouvoir
relever les employés malades ou en congé.
La SRC cite des questions opérationnelles, les ressources
et le passage à la technologie numérique pour
justifier son adoption de PVTV, en soulignant que c'est là un
moyen d'assurer la que les bulletins de l'heure du souper resteront
en ondes. La Société dit croire que certaines
des personnes qui coordonnent un bulletin de nouvelle en régie
et en studio seraient mieux déployées sur le terrain.
La direction prétend également que les emplois
spécialisés et polyvalents, en régie, sont
difficiles à maintenir.
La Guilde a reçu l'assurance que la mise en ouvre de
PVTV n'a pas pour but de réduire les dépenses — le
système coûte aussi cher que la technologie conventionnelle.
La Guilde se préoccupe beaucoup de l'impact possible
au niveau des membres. Windsor a conservé un réalisateur
associé en régie, pour aider le réalisateur/aiguilleur,
mais on craint que certaines fonctions de la régie puissent
devenir redondantes.
La Guilde a également exprimé des réserves
au niveau de la formation et des charges de travail, ainsi que
du problème possible de transformer des réalisateurs
en opérateurs sur ordinateur.
Télévision de pupitre
La SRC a préparé une liste courte de six emplacements
où des systèmes de télévision de
pupitre seront mis en place; on s'attend à ce qu'une
décision finale soit prise en août. À ce
moment-là, des représentants de la Guilde se rendront à Montréal
pour voir la télévision de pupitre en opérations
et pour parler avec les employés qui s'en servent.
Cette technologie est utilisée à Montréal
pour les nouvelles télévisées locales et
nationales, en français comme en anglais. On s'attend à ce
que plusieurs autres bureaux de la SRC prennent livraison du
système: Edmonton, Ottawa et Québec d'ici l'an
prochain, et Toronto d'ici 2005.
La télévision de pupitre est essentiellement
un système basé sur un ordinateur serveur, qui
gère la majorité des rubans enregistrés
en un même endroit. Elle peut remplacer les salles de
montage et les monteurs de rubans, en permettant aux producteurs
ou aux journalistes de monter eux-mêmes leurs images.
Dès leur arrivée, les rubans sont acheminés
vers un «centre d'ingestion,» où ils sont
chargés sur un serveur. En quelques minutes, les rubans
peuvent être visionnés sur tous les ordinateurs
de pupitre branchés sur le système. Deux copies
sont chargées: une destinée au visionnement, et
une de qualité professionnelle destinée à la
diffusion. Jusqu'à 20 rubans peuvent être numérisés
en même temps; les systèmes ont la capacité d'emmagasiner
des centaines d'heures de vidéo.
Les employés des salles de nouvelles sont en mesure
d'isoler des extraits, ou même d'effectuer un premier
montage du matériel, sans avoir à quitter leur
pupitre. La SRC affirme que le système permet même
aux gens d'effectuer un montage final de leur matériel,
mais que cela ne sera pas nécessairement exigé.
La SRC soutient que le système va fournir une meilleure
capacité.
La Guilde a fait remarquer que la différence entre capacité et
besoins n'est pas toujours évidente.
Cet article a tout d'abord été publié sur
le site Web de la
Guilde canadienne des médias.
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