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Le 10 juillet 2003

Un contrat de cinq ans
assure une sécurité à long terme

Ottawa Newspaper Guild | Le Local 30205 de TNG Canada

La sécurité d'emploi était l'enjeu principal des négociations, et c'est exactement ce qu'a obtenu la Ottawa Newspaper Guild.

Après seulement sept séances de négociation, la Guilde et le Ottawa Citizen, propriété de Canwest Global, ont convenu d'une entente de cinq ans qui donne aux 230 membres une sécurité à long terme, et n'affaiblit pas les clauses du contrat relatives à la sécurité d'emploi.

Depuis le transfert de plus de 100 emplois de bureau et de diffusion du Citizen à Winnipeg l'an dernier, et la tentative de Canwest d'éliminer des emplois en centralisant la cueillette des nouvelles, on craignait fortement que l'entreprise tente de modifier les clauses de sécurité d'emploi de la convention collective.

Cette crainte s'est accentuée lorsque le local a remporté une importante décision arbitrale, l'an dernier, qui interdit en fait au journal de mettre à pied tout employé de la salle des nouvelles tant et aussi longtemps que le journal a recours à des pigistes. (L'an dernier, le budget du Citizen pour les pigistes était d'environ 1,8 millions de dollars.)

Ces craintes se sont avérées fondées lorsque, le premier jour de négociation, le Citizen a proposé de modifier le texte de la convention se rapportant aux pigistes de façon à permettre au journal, entre autre, de mettre plus facilement des employés à pied.

Avant le début des négociation, le Local avait lancé une campagne de sensibilisation à l'aide de tirelires, comportant le sigle de la Guilde et le texte «Pas de concession». Ces tirelires ont été disposées sur la plupart des pupitres, partout dans la société, pour indiquer de façon claire à la direction que les membres du syndicat réalisaient des économies en vue d'une grève, au cas où la question de la sécurité d'emploi serait en jeu.

Forts de ce genre d'endossement de la part des membres, et axés principalement sur la sécurité d'emploi, les représentants de la Guilde ont entrepris les négociations. Elles se sont terminées à peine un mois plus tard, au terme de sept rencontres.

L'entente prévoit une augmentation de salaire immédiate de 2,25 pour cent, et des augmentations de 2,0, 2,0, 2,5 et 2,5 pour cent au cours des quatre années suivantes.

De plus, les frais de déplacement des membres qui se servent de leur voiture personnelle pour la Société ont été augmentés de 2,5 cents par kilomètre.

Les membres dont les enfants nécessitent des travaux orthodontiques ont réalisé un gain important, puisque la Société a accepté d'en assumer les frais.

La Guilde a accepté de permettre à ses membres de la rédaction de travailler des quarts de jour et de nuit au cours d'une même semaine, à condition de le faire de façon strictement volontaire. Le nouveau quart de travail doit être affiché, et exige que la Société verse une indemnité différentielle pour tous les quarts, si trois des cinq ont lieu la nuit.

Une clause qui exigeait que la Société verse à ses employés un minimum d'une journée de temps supplémentaire lorsqu'on leur demande de travailler une journée de congé, a été changée en une garantie de quatre heures, mais tous doivent être payés à temps double plutôt qu'à temps et demi.

Les superviseurs de districts ruraux des départements de ventes et de services à la clientèle ont maintenant une limite au nombre d'heures supplémentaires que l'employeur peut exiger de leur part. Ils ne seront plus forcés de travailler plus de deux heures de temps supplémentaires par jour en préquart, plus de deux fois par semaine. Pour cette raison, un grief portant sur le temps supplémentaire a été retiré.

Au cours d'une réunion de ratification, 90 pour cent des membres présents ont voté en faveur de l'entente.

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